Débat animé sur les gaz de schiste

Test sismique Équipement de recherche du gaz de schiste.

La nécessité d'imposer un moratoire a été au coeur des discussions lors d'un débat sur les gaz de schiste tenu mercredi au cégep de Victoriaville, où près de 500 personnes ont assisté à la rencontre.

Les représentants du Parti libéral, du Parti québécois et de Québec solidaire ont pris part au débat. L'Action démocratique du Québec s'est désistée.

Les représentants des trois partis ont réitéré la position de leur formation politique. Le député libéral d'Arthabaska, Claude Bachand, a dû défendre la position de son gouvernement. D'entrée de jeu, il a répété le message entendu depuis quelques jours. Il a toutefois ouvert la porte à une plus grande participation des Québécois au profit d'une éventuelle exploitation des gaz de schiste.

Claude Bachand évoque aussi la possibilité que Québec exige plus de redevances de l'industrie.

« Je veux vous dire que ça va se faire correctement ou ça ne se fera pas du tout. » — Claude Bachand, député libéral

De son côté, le représentant du Parti québécois, Scott McKay, a rappelé que sa formation tient à ce qu'il y ait un moratoire.

« On dit oui à l'exploitation de nos ressources naturelles, mais pas n'importe comment et pas à n'importe quel prix. Nous voulons prendre une pause pour y réfléchir. » — Scott McKay, député péquiste

Pour sa part, la coprésidente de Québec solidaire, Françoise David, va plus loin.

« Il faut une période de réflexion pendant laquelle on va se demander : est-ce qu'on a besoin de gaz de schiste au Québec? C'est la première question et à ce jour, personne n'y a répondu. » — Françoise David, coprésidente de Québec solidaire

Enfin, le député libéral Claude Bachand a rappelé que son parti ne croit pas en la nécessité d'imposer un moratoire. « Des gens sont allés présenter des mémoires au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), dit-il. Il faudrait au moins attendre les conclusions de ces mémoires-là avant de dire qu'on déclare un moratoire et qu'on arrête tout. Ce n'est pas une période de réflexion, parce que la période de réflexion est déjà entamée au Québec à l'heure actuelle. »

Le dépôt du rapport du BAPE sur le développement durable de l'industrie du gaz de schiste au Québec est attendu d'ici une semaine.

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