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Une nouvelle chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes âgées voit le jour à l'Université de Sherbrooke.
En partenariat avec le gouvernement du Québec, la chaire vise notamment à déterminer les formes de maltraitance chez les personnes âgées et à mettre en place des mesures pour les inciter à dénoncer les mauvais traitements dont elles sont victimes.
Selon un sondage commandé par Québec, les Québécois estiment que 35 % des aînés seraient victimes de mauvais traitements. Or, à peine 6 % d'entre eux disent avoir été victimes de maltraitance verbale, physique ou psychologique.
La ministre responsable des aînés, Marguerite Blais, croit que beaucoup de personnes âgées hésitent à dénoncer les mauvais traitements qu'ils subissent. « Quand j'ai fait la consultation publique sur les conditions de vie des aînés, on parlait de maltraitance, et je voyais dans les yeux, les gens qui n'osaient pas en parler. C'est difficile de parler de ça, c'est un sujet tabou et il y a une génération de personnes aussi, je dirais peut-être des femmes en particulier, qui n'ont pas l'habitude de dire ce genre de choses et de dénoncer », affirme-t-elle.
Depuis la création d'une ligne téléphonique pour dénoncer les mauvais traitements infligés aux aînés, en juin dernier, le service reçoit en moyenne 22 appels chaque jour.
La chaire de recherche, qui constitue une initiative unique au monde selon le gouvernement du Québec, a reçu un financement de 1 million de dollars sur cinq ans.