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Estrie

Cartel de l'essence
Des détaillants proposent une entente à l'amiable

Mise à jour le mercredi 1 septembre 2010 à 14 h 52

(archives)

Photo: AFP/Justin Sullivan

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La Cour supérieure du Québec doit décider mercredi si elle autorise ou non une entente conclue entre les plaignants et deux défendeurs poursuivis dans le dossier de la fixation des prix de l'essence en Estrie.

Le recours collectif, autorisé le 30 novembre dernier par la cour, vise une trentaine de stations-service de Victoriaville, de Sherbrooke, de Magog et de Thetford Mines. Les plaignants réclament une compensation financière pour les sommes que les détaillants ont perçues illégalement entre 2002 et 2006, en fixant entre eux les prix de l'essence à la pompe.

Or, deux détaillants de Sherbrooke ont exprimé le désir de conclure une entente de collaboration avec les plaignants. Gisèle Durand et Michel Dubreuil se seraient entendus à l'amiable avec les représentants de l'Association pour la protection des automobilistes (APA), principaux instigateurs du recours collectif. Les deux détaillants ont déjà admis leur culpabilité dans ce dossier en Chambre criminelle.

En échange de leur collaboration avec les plaignants, Gisèle Durand et Michel Dubreuil réclament d'être exclus du recours collectif. Cette offre de collaboration est plus que bienvenue dans ce dossier, selon le président de l'APA, George Iny. Elle permettra aux demandeurs d'amasser des preuves, des explications et des faits pour étoffer leur dossier.

Les autres détaillants visés par le recours collectif s'opposent à cette entente. « Ça permettra éventuellement d'expliquer comment le cartel a fonctionné, dans quels marchés, au moins les informations qui sont à la connaissance des détaillants en question, indique M. Iny. La défense s'oppose farouchement à cette collaboration. Les autres défendeurs préféreraient un front commun. »

Les audiences ont lieu au palais de justice de Sherbrooke jusqu'à vendredi.

Les auteurs du recours collectif reprochent à une trentaine de détaillants d'essence d'avoir collaboré secrètement de janvier 2002 à juin 2006 pour fixer les prix de l'essence. Ils les accusent aussi de s'être entendus pour augmenter leurs prix en même temps ou encore retarder la baisse des prix lorsque la valeur de l'essence chutait.

Plus de 10 000 personnes se seraient jointes au recours collectif et il serait toujours possible de le faire, selon le président de l'APA, George Iny.

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne

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