La mine Jeffrey à Asbestos
L'organisme exhorte le gouvernement Charest à ne pas soutenir financièrement la relance des activités de la mine Jeffrey à Asbestos.
La Société canadienne du cancer (SCC) exhorte le gouvernement Charest à ne pas s'impliquer financièrement dans la relance de la mine Jeffrey à Asbestos.
Selon l'organisme, le versement d'une garantie de prêt de 58 millions de dollars pour permettre l'exploitation de la mine souterraine nuirait à la réputation du Canada comme chef de file en matière de santé publique sur la scène internationale.
La société, qui a fait parvenir une lettre au premier ministre Jean Charest, estime par ailleurs que la relance de la mine d'amiante contribuerait à propager l'épidémie mondiale de cancers causés par ce minerai.
La SCC joint sa voix à l'Asbestos Disease Awareness Organization (ADAO), un organisme américain qui milite pour la disparition de l'amiante, qui a récemment lancé le même appel au gouvernement québécois.
Un projet qui doit être rentable
En réponse à ses inquiétudes, le ministre du Développement économique, Clément Gignac, a dit qu'il prenait note de l'appel lancé par la Société canadienne du cancer.
Le ministre a toutefois tenu à rappeler qu'il est possible de faire un usage sécuritaire de l'amiante.
Le gouvernement a d'ailleurs fixé parmi ses conditions que Mine Jeffrey, tout comme ses clients, s'engagent à utiliser le produit de façon sécuritaire avant de lui accorder une aide financière.
L'entreprise doit également déposer une étude indépendante qui démontre la rentabilité de son projet.
La relance de Mine Jeffrey assurerait la survie de la mine pour les 25 prochaines années et créerait 450 emplois à la mine et 1500 emplois indirects.