Le centre de ski du Mont-Orford
Au terme d'une saga qui aura duré quatre ans, la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, a déposé mardi, à l'Assemblée nationale, un projet de loi qui prévoit la réintégration des 459 hectares de terres exclus du parc national du Mont-Orford.
La ministre Line Beauchamp dépose un projet de loi qui prévoit la réintégration des 459 hectares de terres exclus du parc national du Mont-Orford et le lancement de l'appel d'offres pour vendre la station de ski et le terrain de golf.
Ce territoire, qui correspond à la superficie occupée par le domaine skiable et le terrain de golf, avait été exclu de l'aire protégée par le gouvernement Charest en mars 2006.
Par ailleurs, le projet de loi 90 donne le feu vert au lancement d'un nouvel appel d'offres pour vendre le centre de ski et le golf, qui sont actuellement gérés par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).
Parmi les conditions qu'il impose, le gouvernement oblige le futur acquéreur à exploiter le domaine skiable et le terrain de golf durant au moins cinq ans. Une caution de 4 millions de dollars est également exigée pour s'assurer que les acheteurs potentiels ont la solvabilité nécessaire pour opérer la station touristique.
En contrepartie, Québec cède les installations, qui valent 5 millions de dollars, pour la somme symbolique de 1 $. Le gouvernement s'engage aussi à investir 2 millions de dollars pour moderniser le système d'enneigement des pistes.
Toutefois, le gouvernement provincial mentionne dans le projet de loi que le centre de ski et le golf seront démantelés si aucun acheteur n'est trouvé au terme de l'appel d'offres, qui prendra fin le 28 mai prochain.