Le mont Orford
Le 6 mars 2006, le gouvernement du Québec annonçait la privatisation d'une partie du parc national du Mont-Orford. Quatre ans plus tard, et à la veille du lancement d'un nouvel appel d'offres, la controverse qui est née de cette décision est toujours bien présente.
Le 6 mars 2006, le gouvernement du Québec annonçait la privatisation d'une partie du parc national du Mont-Orford, ce qui a fait naître une controverse qui est toujours bien présente.
La décision du gouvernement du Québec de vendre 649 hectares de terres, soit 10 % de la montagne, au secteur privé a soulevé un tollé en 2006. Le Parti libéral du Québec souhaitait alors donner un second souffle à la région en permettant la construction de condominiums dans le secteur de la station de ski et du terrain de golf.
Devant le mouvement de contestation populaire, Québec a finalement accepté de réduire le nombre d'hectares vendus. En mai 2007, le gouvernement Charest, qui était alors minoritaire, a choisi d'annuler la vente d'une partie de la montagne, mais a refusé de réintégrer les 459 hectares de terres exclus du parc national du Mont-Orford.
Un nouvel appel d'offres
Quatre ans après le début de cette saga, Québec s'apprête à lancer un nouvel appel d'offres pour remplacer l'actuel gestionnaire du centre de ski, la SÉPAQ, dont le mandat vient à échéance à la fin de l'année.
Claude Dallaire, de la Coalition SOS Parc Orford, craint l'arrivée d'un nouvel administrateur qui serait surtout guidé par le profit. « Ce que ça nous prend, c'est une solution à long terme avec des gens dont l'objectif n'est pas de faire 25 % de profit par année, mais une faible marge de profit et s'assurer [...] que les gens font du ski. La peur que j'ai, c'est qu'un messie arrive [...] et que les gens tombent dans le panneau. »
Pour sa part, la mairesse de Magog attend avec impatience le dévoilement des conditions de l'appel d'offres. « Plus on tarde, plus c'est compliqué pour le futur acquéreur parce qu'il faut qu'il soit en opération rapidement. Il faut qu'il annonce ses prix pour l'hiver prochain », croit Vicky May Hamm.
La mairesse souhaite notamment que le futur promoteur construise de nouvelles remontées mécaniques pour relier la montagne à d'éventuels projets immobiliers qui seraient situés en bordure des limites du parc national.
Les principaux intervenants régionaux réclament aussi un soutien financier de l'État pour redorer l'image de la montagne qui a été considérablement entachée au cours des dernières années.