Une cueillette de champignons sauvages a failli tourner au drame pour une dame de Waterville, en Estrie. Judith Koritar s'est empoisonnée en mangeant des champignons cueillis à deux pas de chez elle. Mme Koritar a dû être hospitalisée au début du mois de juillet. La dame de 65 ans a même dû être transportée à l'hôpital Saint-Luc de Montréal où elle a subi une greffe du foie qui lui a sauvé la vie. Elle y repose toujours dans un état critique, mais stable.
À Waterville, en Estrie, une femme est hospitalisée après avoir consommé des champignons qu'elle avait trouvés près de chez elle.
Le 5 juillet dernier, Mme Koritar est allée à la cueillette de champignons près de chez elle. Le lendemain, elle s'est sentie mal. Prise de vomissements, d'étourdissements et de diarrhée, elle a dû être transportée à l'hôpital. Mme Koritar est pourtant réputée pour être une personne qui connaît très bien la cueillette des champignons et des plantes sauvages.
« Elle était fort contente de sa cueillette, parce qu'elle avait cueilli des champignons assez gros et proéminents, qui normalement pousseraient en forêt, mais elle les a trouvés de l'autre côté, chez son voisin, en faisant la pelouse, et elle a voulu les manger », raconte Denise Maheu, une amie de Mme Koritar.
« Elle les a préparés. Elle les a fait bouillir et cuire dans l'huile et elle les a apprêtés adéquatement. Elle les avait vérifiés au préalable. Ça, je l'ai encore confirmé hier avec un copain qui était sur place avec elle au moment où elle s'apprêtait à les manger. Alors, pour elle, dans sa tête, c'était clair que c'était comestible. Elle avait vraiment vérifié, mais quelques heures après, finalement, elle est tombée malade ».
La prudence est de mise
La cueillette de champignons sauvages est une activité de plus en plus populaire au Québec. Distinguer le bon du mauvais champignon peut cependant être un véritable casse-tête. Au Québec, il y aurait environ 5 % des champignons qui sont toxiques.
Les mycologues amateurs et les clubs de mycologues invitent d'ailleurs les gens à la prudence. Ils recommandent de ne pas cueillir de champignons seul en forêt. Ils recommandent aussi de faire partie d'un club de mycologues amateurs pendant au moins une année ou deux avant de se lancer dans la cueillette de champignons par ses propres moyens.
« Je trouve que les gens ne sont pas assez prudents. Vous savez, quand vous allez à l'épicerie et il y a une petite tache noire sur une tomate, vous ne l'achetez pas, et les gens consomment des champignons qu'ils ne connaissent pas et j'entends beaucoup de gens me dire: "Les champignons sur la pelouse, ça, c'est bon". Ce n'est pas toujours le cas. Il faut être très prudent. On ne le répète jamais assez », affirme Nicole Dubuc, membre des mycologues de l'Estrie.
L'année dernière, sept personnes ont été intoxiquées après avoir consommé des champignons.