Le président de CorpoSana Capital, Jean Pelchat
Les gestionnaires des deux Fonds d'intervention économique régionaux (FIER) de l'Estrie réfutent catégoriquement les allégations voulant qu'ils aient transgressé les règles d'Investissement Québec et qu'ils se soient placés en conflit d'intérêts.
Les dirigeants de CorpoSana Capital, qui gèrent les deux Fonds d'intervention économique régionaux de l'Estrie, réfutent les allégations voulant qu'ils aient transgressé les règles d'Investissement Québec et qu'ils se soient placés en conflit d'intérêts.
Jeudi, l'Action démocratique du Québec a révélé que les deux FIER ont investi plus de 50 % des sommes qui leur sont octroyées à l'extérieur de l'Estrie, ce qui contrevient aux règles d'Investissement Québec.
Selon le président de CorpoSana Capital, Jean Pelchat, cette information est erronée. « Je ne sais pas à quel endroit il a pu prendre ses chiffres. [...] Au 31 décembre 2008, les investissements totaux des deux FIER de la région de l'Estrie ont été effectués à 61 % dans le territoire desservi. »
Interrogé à ce sujet par le député adéquiste François Bonnardel en commission parlementaire, jeudi, le président-directeur général d'Investissement Québec, Jacques Daoust, a toutefois reconnu que des irrégularités ont été signalées dans la gestion de ces fonds. « Dans le cas de ces deux FIER, la majorité des investissements n'étant pas effectivement selon les normes, nous avons déjà fait parvenir une lettre d'avertissement formel à ces FIER de rentrer dans le rang et de se conformer, sans quoi nous serons obligés de prendre des sanctions », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, le député de Shefford soutient que sept gestionnaires des FIER de l'Estrie sont en conflit d'intérêts, puisqu'ils sont actionnaires ou présidents d'entreprises qui bénéficient de ces fonds. Cette accusation est également réfutée par M. Pelchat, qui indique que les investissements sont faits dans le respect des règles édictées par Investissement Québec.