La thèse de l'accident mise en doute

Sylvain Dion Sylvain Dion (archives)

Les premiers témoins ont été appelés à la barre au procès de Sylvain Dion, jeudi, au palais de justice de Victoriaville. L'homme fait face à deux chefs d'accusation d'homicide involontaire et de négligence criminelle à l'endroit du jeune Raphaël Paris.

Un médecin appelé à témoigner conclut qu'il est peu probable qu'un accident ait causé la mort du jeune Raphaël Paris.

Alain Bilocq, le médecin qui a été appelé à sauver la vie de l'enfant à son arrivée à l'hôpital, a affirmé qu'il était peu probable qu'un accident ait causé la mort du jeune Raphaël Paris.

Selon lui, les dommages causés au cerveau, qui ont entraîné la mort de la victime, étaient trop importants pour avoir été causés par une simple chute.

En matinée, la mère de l'enfant, Katleen Paris, a livré un émouvant témoignage en rappelant les hauts et les bas de la courte existence de son fils.

Mme Paris a notamment indiqué que son garçon avait éprouvé de graves problèmes de comportement dès l'âge d'un an. Selon sa mère, il lui arrivait de se blesser en se jetant par terre ou de manger les murs de l'appartement.

Katleen Paris a également mentionné que le comportement de son fils l'avait forcée à le confier à Sylvain Dion, alors responsable d'une famille d'accueil, à l'âge de trois ans.

Raphaël Paris est décédé moins de six mois plus tard.

La Couronne soutient que l'enfant a été secoué à mort, tandis que la défense prétend qu'il s'est cogné la tête contre un mur.

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