L'usine Shermag de Disraeli
Shermag refuse de vendre ses installations de Disraeli aux employés. Le projet de coopérative de travailleurs ne verra donc pas le jour.
Les travailleurs de Shermag à Disraeli encaissent un revers dans leur tentative de relancer l'usine. La compagnie refuse de leur vendre les équipements.
Le comité de relance voulait faire l'acquisition des équipements dans le but de devenir sous-traitant pour le fabricant de meubles. Le président directeur général, Jeffrey Casselman, leur aurait expliqué que cette avenue est impossible puisque les équipements seront répartis dans les autres usines de Shermag. Par contre, l'édifice sera mis en vente dès qu'il sera libre, en mai.
Le mandataire chargé de négocier avec la compagnie, Laval Charté, n'a plus espoir que la production soit relancée. « On est allé jusqu'au bout, mais tu peux pas forcer quelqu'un à vendre son usine. C'est évident que les gens sont déçus », a commenté M. Chartré.
La fermeture définitive de l'usine de Disraeli est prévue pour le 2 mai prochain. Près de 185 personnes perdront leur emploi. La concurrence asiatique est l'une des principales causes de cette fermeture.