Manifestation à l'usine Olymel de Saint-Valérien-de-Milton
Des employés d'Olymel de Saint-Valérien-de-Milton et des producteurs de porcs veulent mettre de la pression sur la direction de la compagnie, qui refuse de leur vendre les installations pour créer une coopérative. Ils ont manifesté lundi midi devant l'usine dont la fermeture est prévue dans quelques semaines.
Des travailleurs d'Olymel et des producteurs de porcs sont descendus dans la rue, lundi midi, pour dénoncer l'attitude de l'entreprise, qui refuse de leur de vendre l'usine.
La manifestation a toutefois été moins importante que prévu. Une soixantaine de manifestants étaient présents.
Les employés d'Olymel et les producteurs de porcs gardent espoir de maintenir l'usine en opération. Ils jugent inconcevable qu'un abattoir ferme ses portes dans la région où l'industrie porcine est la plus importante. « On sait qu'à partir du 1er avril, il va y avoir environ 30 000 cochons de trop sur le marché au Québec. On pense qu'on a encore notre place à l'intérieur du marché. On croit qu'en créant une coopérative de travailleurs, on pourrait venir à bout de notre relance », explique Patrick Cournoyer, président du syndicat des travailleurs d'Olymel.
Patrick Cournoyer, président du syndicat des employés d'Olymel
Le député péquiste sortant dans Johnson, Claude Boucher, a participé à la manifestation. Il appuie les travailleurs et les producteurs de porcs, et promet qu'un gouvernement du Parti Québécois entamerait des discussions avec la direction d'Olymel. « La compagnie reste de glace parce qu'il y a un gouvernement qui ne met pas ses culottes et qui la laisse aller », a-t-il déclaré.