Des municipalités s'impatientent

Lac Saint-Joseph Lac Saint-Joseph

La présence d'algues bleues ou de cyanobactéries dans les lacs du Québec met en évidence les faibles moyens des petites municipalités à gérer ce problème environnemental majeur.

Des municipalités aux prises avec la contamination de leur lac aux cyanobactéries demandent au gouvernement québécois d'imposer une réglementation efficace et de la faire respecter.

Des municipalités aux prises avec le problème s'impatientent et demandent au gouvernement du Québec d'intervenir pour freiner la pollution des lacs.

Les municipalités de North Hatley, en Estrie, et de Fossambault-sur-le-Lac, près de Québec, affirment que l'autorité morale du gouvernement est nécessaire pour imposer une réglementation efficace et surtout, pour la faire respecter.

« Je pense que le problème est assez d'ampleur pour qu'il y ait une action plus forte au niveau du gouvernement provincial », soutient le maire de Fossambault-sur-le-Lac, Guy Maranda.

Depuis trois ans, 70 lacs ont été contaminés au Québec et des milliers de citoyens ont été privés de leur source d'approvisionnement en eau potable. Au lac Saint-Joseph, 900 résidences ont été touchées pendant près de deux mois.

À North Hatley, 4000 résidences ont été privées de l'eau du lac Massawippi pendant 41 jours cet automne. Le maire, Stéphane Doré, souligne qu'il est facile d'adopter des règlements, mais que les petites municipalités n'ont souvent pas les moyens de les faire respecter. « Ce n'est pas vrai qu'en milieu municipal, quand on se ramasse avec des problèmes pointus comme ça, que toutes les municipalités ont la compétence nécessaire », dit-il.

Le gouvernement du Québec lancera une campagne d'information en janvier, mais rien n'indique qu'il imposera de nouvelles règles pour réduire les surplus de phosphore, l'agent responsable de l'éclosion des cyanobactéries.