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Activité physique
Un nouveau programme pour les diabétiques voit le jour à Sherbrooke
Mise à jour le mardi 8 novembre 2005, 17 h 56 .


Lise Saint-Martin
Lise Saint-Martin
Un programme vient de voir le jour au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke pour favoriser la pratique d'activités physiques chez les personnes souffrant de diabète.

Le projet-pilote Priisme Diabète Actif, d'une durée de deux ans, permettra à 240 personnes par année d'être suivies par un professionnel de l'activité physique.

Le programme, le premier du genre au Québec, s'appuie sur le fait que l'exercice peut diminuer de façon significative les risques de complications chez les diabétiques.

Le kinésiologue Michael Gendron, qui est en charge du programme au Centre de jour du diabète de l'Estrie, explique que la première étape consiste à initier les diabétiques à l'activité physique grâce à un programme de marche.

« Il y a beaucoup de gens, comme vous et moi, qui pensent faire de la bonne activité physique, mais qui n'est pas nécessairement payante pour leur santé. C'est sûr qu'un petit peu, c'est déjà beaucoup. Sauf que, tant qu'à en faire, on va essayer de le maximiser dans tous les sens », indique-t-il.

Michael Gendron
Michael Gendron
Lise Saint-Martin, l'une des quelque 20 000 personnes atteintes de diabète en Estrie, soutient que sa participation au programme a été bénéfique. « Moi, je pensais que j'en faisais déjà la marche. J'allais dans les centres d'achat. C'était de la marche pour moi. Mais je n'étais jamais essoufflée. Michael nous a appris qu'il fallait s'essouffler », précise-t-elle.

Mme Saint-Martin est maintenant prête à entreprendre la deuxième phase, soit un programme d'entraînement en gymnase. Elle se dit motivée, étant donné qu'elle constate des bienfaits sur sa santé. « J'ai vu une grosse différence. [...] Ça m'a fait perdre 15 livres! C'est vraiment efficace, le taux de sucre, de glycémie, descend de trois, quatre degrés après l'exercice », explique Mme Saint-Martin.

Une fois le programme complété, Lise St-Martin devra poursuivre son entraînement de façon autonome. « J'ai vu que c'était pour la vie cette histoire-là. Donc, j'ai décidé de m'acheter un petit chien, un Yorkshire, qui demande régulièrement des marches. Ça me force à sortir », dit-elle.