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 | Écrasement d'un avion d'Air Satellite à Baie-Comeau : une poursuite s'ajoute au dossier |  |  |  |  | Mise à jour le jeudi 28 juillet 2005, 14 h 55 . |  |

Le volumineux dossier de l'écrasement d'un avion d'Air Satellite, qui a fait sept morts près de Baie-Comeau en 1998, fait l'objet de nouvelles procédures.
Comme l'assureur d'Air Satellite, la Lloyd's de Londres, a inclus Nav Canada dans la poursuite, Nav Canada renvoie la balle à Ottawa et dépose une poursuite de 8 millions de dollars contre le gouvernement fédéral.
L'organisme privé prétend qu'Environnement Canada aurait dû s'assurer de l'exactitude des données météorologiques au décollage de l'appareil. L'avion s'est écrasé au moment où il traversait un type particulier de turbulence, techniquement appelée cisaillement de vent.
Les ailes de l'appareil étaient recouvertes de neige fondante. Nav Canada s'attaque aussi à Transport Canada.
Il considère que ce ministère a délivré des permis à Air Satellite, même si le pilote, les gestionnaires et les mécaniciens ne possédaient pas les compétences requises. Le procès intenté contre Air Satellite, qui devait avoir lieu en juin dernier, a été reporté en raison de ces nouvelles poursuites. Après tant d'attente, les familles des victimes sont excédées par tous ces nouveaux délais.
Tante d'une étudiante de 19 ans, morte noyée en attendant les secours au matin du 7 décembre 1998, Guylaine Miller exprime les émotions de la famille, sept ans après le drame : « La blessure est encore là, elle est vive, elle est fraîche. Elle n'est même pas prête à guérir encore, tant et aussi longtemps que le dossier ne sera pas réglé. »
Sa nièce est demeurée coincée dans la carlingue du Highlander, lentement inondée par la marée montante en bordure du fleuve. Le seul espoir des familles pour un règlement rapide est une rencontre entre les différentes parties qui se tiendra à l'automne en présence d'un médiateur.
Les divers protagonistes de cette affaire tenteront alors de s'entendre à l'amiable.
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