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Fin de l'enquête sur la mort de Terry Lalo
Mise à jour le vendredi 26 septembre 2003, 17 h 00 .


L'enquête publique sur le décès du jeune Montagnais Terry Lalo s'est terminée vendredi, au Palais de justice de Sept-Îles. Il avait été heurté par un véhicule de la Sûreté du Québec au terme d'une poursuite dans le terrain de stationnement d'un hôtel, en avril 2002.

Des membres de la famille ont blâmé sévèrement le policier Richard Turgeon, qui conduisait la voiture qui a heurté à mort le jeune homme, au terme d'une poursuite. Tant la mère que le grand-père de la victime pensent que le policier représente un danger pour la société et qu'il n'a pas les compétences et le jugement nécessaires pour exercer son métier.

La mère de Terry Lalo s'attendait à des réponses claires, mais estime que l'enquête policière a été bâclée. Elle affirme qu'elle ne sait toujours pas ce qui s'est vraiment déroulé.

Des versions des faits contradictoires

Jeudi, un contre-expert en collisions a expliqué sa version des circonstances de l'accident. Sa version va à l'encontre du rapport d'un premier expert, entendu en janvier dernier. Le contre-expert se base sur le rapport du médecin légiste et sur des photos prises peu après l'accident pour en arriver à ces conclusions.

L'avocat des policiers, François Huot, a plaidé que l'agent Richard Turgeon, au volant du véhicule qui a frappé Terry Lalo, avait des motifs sérieux de vouloir arrêter le jeune Montagnais. Il soupçonnait ce dernier d'avoir commis un vol par effraction un peu plus tôt. Pour Me Huot, c'est le comportement téméraire de la victime qui lui a coûté la vie et non la négligence du policier.

Indigné, l'avocat de la famille, Jean-François Bertrand, a répliqué que le policier n'avait aucun motif raisonnable pour arrêter un piéton dans la rue, sur la base de simples soupçons. Selon Me Bertrand, l'agent Turgeon a voulu se faire justicier.

Me Bertrand réclame de la coroner l'élaboration de directives dans les cas de poursuites entre véhicules policiers et piétons. Sa proposition d'intégrer un policier autochtone dans les enquêtes où un amérindien est tué ou blessé, a été reprise par des témoins, dont le chef de Sept-Îles-Malioténam. Rosario Pinette a en effet déclaré qu'il avait encore des doutes, après les témoignages des policiers, jugés flous et incomplets.

Me Bertrand a même été plus loin, en demandant la création d'un organisme indépendant pour enquêter sur les corps de police.

La coroner Catherine Rudel-Tessier rendra son rapport dans les prochains mois.




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