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Controverse autour d'un bar de danseuses nues |
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Mise à jour le mercredi 10 septembre 2003, 18 h 03 . |
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Le bar de danseuses nues l'Éden rouvrira ses portes à l'angle de la rue Évêché et de l'avenue Rouleau, tout près du cégep, d'une école secondaire et d'un quartier résidentiel, ce qui soulève la colère de plusieurs Rimouskois.
L'affaire est pratiquement passée inaperçue. Au printemps, un discret encart publicitaire annonce que la Régie des permis d'alcool tiendra des audiences à Québec. C'est l'été et les organismes de femmes, l'Archevêché, la commission scolaire et le cégep tardent à faire connaître leur opposition. Lorsque que toutes ces organisations ont tenté de faire valoir leur opposition, il était déjà trop tard. Les opposants avaient jusqu'à la fin juin pour se manifester. L'établissement répond au zonage commercial du secteur et la Ville sera pratiquement tenue de délivrer le permis après celui que pourrait accorder la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec. Les régisseurs ont entendu la requête des promoteurs plus tôt cette semaine et la cause a été prise en délibéré.
Opposition Les deux conseillères municipales, Suzanne Ouelle-Lauzier, et Gisèle Saint-Pierre-Beaulieu sont opposées au projet. Pour elles, c'est une question de valeurs. « C'est un quartier d'étudiants. Ça porte le nom rue Évêché. Donc, il y a l'archevêché, et il y a le cégep et une école secondaire et il y a un quartier de résidences », soulignent les deux conseillères. Même son de cloche au Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel. La responsable de l'organisme, Linda Bérubé, est carrément contre l'ouverture de ce bar dans le quartier. « On peut parler de l'exploitation du corps des femmes, donc, d'emblée on est contre l'ouverture du bar. On se questionne sur l'endroit où ce bar-là va ouvrir. On invite la Ville à revoir la réglementation en la matière », souligne Mme Bérubé.
Cégep, tout près Raymond Giguère, directeur du cégep de Rimouski, rappelle que l'emplacement choisi par les promoteurs est au coeur du secteur éducatif de la ville, avec l'école secondaire Langevin, l'Institut maritime et le cégep à proximité. Il dénonce l'objectif des promoteurs de courtiser la clientèle des jeunes adultes, alors que les maisons d'enseignement font d'importants efforts pour motiver les jeunes à poursuivre leurs études. Raymond Giguère croit que la Ville de Rimouski devrait imiter d'autres villes québécoises qui ont obligé les bars de danseuses à s'installer dans les parcs industriels.
Mieux que l'Éden... Pendant 11 ans, le bar l'Éden était situé dans le sous-sol d'un commerce de la rue Saint-Germain Est. L'accès se faisait par l'arrière. L'endroit était discret et bien tenu. Dans leur engagement probatoire, les promoteurs affirment que le niveau sonore sera 90 % moins élevé que celui du bar l'Étrier, l'ancien établissement qui occupait les locaux à l'angle Rouleau et l'Évêché.
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