CSSS Rimouski-Neigette: compressions maintenues malgré un déficit moins important

Même si le déficit du CSSS de Rimouski-Neigette est quatre fois moins élevé que prévu, la direction croit que le plan de compressions est toujours nécessaire.

Les explications de Ariane Perron-Langlois

Mercredi soir, les membres du conseil d'administration du CSSS ont appris de l'auditeur indépendant de l'établissement que le manque à gagner est de 500 000 $ et non de 2, 2 millions $.

Selon le directeur général de l'hôpital, Michel Beaulieu, cet écart s'explique par des revenus supplémentaires accordés par l'Agence de santé et de services sociaux, notamment pour avoir effectué un plus grand nombre de chirurgies.

Il se réjouit bien sûr de ce nouveau profil budgétaire. Il espère d'ailleurs amortir le déficit prévu sur deux ans.

Ces chiffres donnent toutefois de nouvelles munitions à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui dénonce le plan de compressions mis en place.

Une pétition de 450 noms

D'ailleurs une douzaine d'entre elles sont venues mercredi, remettre une pétition de 450 signatures aux administrateurs.

Le texte demande à la fois un moratoire sur les mesures annoncées, et la formation d'un comité de travail pour analyser la meilleure stratégie possible pour composer avec les compressions de 5,7 millions $ imposées par Québec.

Le syndicat en a particulièrement contre l'abolition de 22 postes.

La vice-présidente de la FIQ, Michèle Boisclair voit dans le nouveau portrait financier de l'établissement un argument supplémentaire à leur cause.

« Si ces coupures-là étaient prévues avec 2,2 millions $ de déficit, il va peut-être falloir qu'on ait l'honnêteté de réviser ces décisions », a-t-elle fait valoir.

Statu quo sur les compressions

Pas du tout , rétorque le directeur général Michel Beaulieu. Selon lui, le syndicat mêle les cartes.

« Les compressions de 5,7 millions $ sont reliées à des mesures imposées par Québec pour atteindre l'équilibre budgétaire. Le déficit de l'hôpital représente une infime partie de ce montant », précise le gestionnaire.

La FIQ veut être partie prenante des décisions qui seront prises confirme la vice-présidente.

« On ne veut pas juste observer, on veut aussi prendre part aux décisions »,

Mais, pour Michel Beaulieu, les dés sont jetés.

Michel Beaulieu, DG du CSSS de Rimouski Michel Beaulieu, DG du CSSS de Rimouski

« On va faire un comité de travail, on va leur montrer nos données. Mais notre but n'est pas de changer les mesures », a-t-il expliqué.

Une copie de la pétition du syndicat des infirmières sera remise aujourd'hui au ministre de la Santé, Réjean Hébert.

D'après un reportage de Nancy Caouette

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