Le maire de Trois-Pistoles, Jean-Pierre Rioux (archives)
À Trois-Pistoles, de nombreux travailleurs, qui occupent des emplois saisonniers, seront touchés par les nouvelles mesures.
C'est notamment le cas des pompiers volontaires qui devront s'éloigner de la ville pour travailler. Du même coup, ils ne pourront plus répondre aux appels d'urgence.
Certaines entreprises, comme le fabricant de blocs de béton J.M. Turcotte, craignent déjà les difficultés à trouver de nouveaux employés compétents pour combler le vide que laisseront derrière eux leurs travailleurs saisonniers qui les quitteront pour un autre emploi.
La Compagnie de navigation des Basques, entreprise qui assure le service de traversier entre Trois-Pistoles et les Escoumins, redoute, elle aussi, les contrecoups de la réforme.
Le maire de la Ville de Trois-Pistoles, Jean-Pierre Rioux, entrevoit lui aussi l'avenir avec pessimisme : « Il va y avoir une dévitalisation de ce que notre monde est. Tranquillement pas vite, on est en train de nous dépeupler et puis, c'est ça, je pense qu'il faut contrer... »
Le maire croit que le gouvernement fédéral doit revenir sur sa décision. Selon lui, le gouvernement Harper se lance à la « chasse aux fraudeurs alors qu'il pige lui-même dans la cagnotte des employeurs et des travailleurs. »
Jean-Pierre Rioux estime que les résidents de l'est du pays doivent continuer leur mouvement de protestation.
D'après le reportage de Bruno Gobeil