Le CN suspend son projet de chemin de fer entre Sept-Îles et Schefferville

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Le Devoir
Chemin de fer à Pointe-Noire, à Sept-Îles Chemin de fer à Sept-Îles (archives)  Photo :  Evelyne Côté

La participation du CN à l'un des principaux projets d'infrastructures du Plan Nord de l'ancien gouvernement québécois est incertaine.

Importuné par les messages contradictoires de minières et des défis techniques, le transporteur ferroviaire pourrait renoncer à construire une ligne ferroviaire de plus de 800 kilomètres entre le port de Sept-Îles et Schefferville, rapporte le quotidien Le Devoir dans son édition de vendredi.

Annoncé par l'ancien ministre des Finances, Raymond Bachand, lors de la présentation de son budget de mars dernier, le projet devait se réaliser en collaboration avec la Caisse de dépôt et placement du Québec pour contribuer à l'exploitation minière de la fosse du Labrador. L'initiative avait cependant été accueillie plutôt froidement par certaines compagnies minières qui avaient déjà dans leur plan un projet ferroviaire.

En août, le CN expliquait avoir obtenu le soutien de cinq minières pour réaliser une étude de faisabilité pour le projet: Cliffs Ressources naturelles, Labrador Iron Mines, Cap-Ex Ventures, Alderon Iron Ore et New Millennium Iron. Toutefois, des retards dans certains projets miniers et des défis techniques relatifs à l'aménagement du tronçon seraient à l'origine de l'hésitation du CN quant à la poursuite de ses évaluations, selon Le Devoir.

D'ailleurs, les prix des matières premières sont en recul depuis quelques mois, notamment ceux du minerai de fer, qui ont baissé de 50 % entre 2011 et 2012, ce qui oblige des entreprises à réévaluer certains de leurs plans.

Le CN devra déterminer d'ici juin s'il se retire complètement ou non du projet de liaison ferroviaire. S'il se retire, les minières pourraient décider de construire elles-mêmes le tronçon ou négocier avec AccelorMittal pour utiliser son chemin de fer privé.