Le débat sur le gaz de schiste

Pétrole : Québec maintient le cap sur l'île d'Anticosti

La semaine verte - Anticosti

Le gouvernement du Québec réaffirme sa volonté d'envisager l'exploitation pétrolière sur l'île d'Anticosti.

Lors d'une conférence de presse cette semaine à Québec, le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Yves-François Blanchet, a confirmé que le cabinet Marois travaille actuellement sur un projet de loi concernant l'exploration et l'exploitation du pétrole.

« Anticosti est l'objet d'une volonté du gouvernement d'envisager que l'extraction et l'exploitation se fasse. Le gouvernement du Québec n'est pas opposé à l'exploitation du pétrole, il veut au contraire s'inscrire dans la démarche. » — Yves-François Blanchet, ministre

Par ailleurs, Québec n'inclura pas l'île d'Anticosti dans son projet de loi visant à instaurer un moratoire sur l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste, même si les activités d'exploration pétrolière sur l'île se font par fracturation hydraulique.

Du pétrole de schiste sur l'île d'Anticosti

Le gouvernement a également limité le mandat du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) au gaz de schiste même si la technique d'extraction est la même que pour le pétrole de schiste.

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, explique la décision du gouvernement dans ce dossier : « Ce sont deux dossiers complètement. Le gaz de schiste est dans la vallée du Saint-Laurent qui est une zone habitée. L'eau souterraine est le risque relié à la fracturation hydraulique. Quand on parle d'Anticosti, on parle d'un territoire complètement différent. »

Québec estime que l'industrie pétrolière est « très intéressante » pour la province dont les importations de pétrole se chiffrent à 12 milliards de dollars annuellement.

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