Rimouski : le UMA 17 se fait toujours attendre

Banquise sur la rivière Rimouski Banquise sur la rivière Rimouski

Même si tous les budgets nécessaires ont été votés par les élus de Rimouski, le bateau de sauvetage en cas d'urgence sur la banquise, le UMA 17, n'est toujours pas disponible et les pompiers sont toujours en attente d'une formation.

Selon le directeur du service de protection des incendies à la Ville de Rimouski, Bertin Santerre, le fournisseur de l'équipement met plus de temps que prévu à livrer la marchandise. M. Santerre demeure toutefois optimiste et croit que le bateau pourrait être mis en service d'ici la fin de l'hiver.

D'ici là, le directeur du service de protection des incendies rappelle que les pompiers sont en mesure d'intervenir en cas de danger à proximité de la rive. « En ce moment, nous avons quand même notre planche de sauvetage nautique qui est capable de faire une partie de notre travail », précise Bertin Santerre. « Il reste, admet M. Santerre, que cela ne remplacera jamais la capacité du UMA-17 quand il y a de la glace, de l'eau, du frasil et tout ça. Le UMA-17 va nous donner une capacité supérieure lors de nos interventions. »

À l'embouchure de la rivière Rimouski, les pêcheurs rappellent que les risques sont toujours présents.

Cet hiver, la météo change rapidement. L'effet des marées, les vents qui cassent la glace, le gel et le dégel fragilisent la banquise.

Le président de l'Association des pêcheurs d'éperlans de la rivière Rimouski, Gaston Dionne, rappelle que l'hiver vient à peine de commencer et qu'il y a déjà eu deux périodes de doux temps. « Il y a toujours des risques lorsqu'on s'aventure sur la banquise », souligne M. Dionne. Ce dernier observe que si les pêcheurs fréquentent un territoire bien délimité, les amateurs de paraski et de paramoteur s'aventurent beaucoup plus loin.

Il y a plus de deux ans, le coroner Jean-François Dorval recommandait à la Ville de Rimouski de se doter d'une embarcation de sauvetage en cas d'urgence sur la banquise.

Cette recommandation survenait à la suite de la mort en février 2010 de deux raquetteurs qui s'étaient égarés sur les glaces. Jacques Carrier, âgé de 54 ans, et Gisèle Huot, âgée de 53 ans, de Saint-Simon sont morts d'hypothermie après avoir passé une heure et demie dans l'eau glacée du fleuve en face de Rimouski.

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