Soutenir ou non l'industrie pétrolière devient un débat national

Québec dans la mêlée?

L'ex-premier ministre du Québec, Bernard Landry, et la Coalition avenir Québec (CAQ) aimeraient que le gouvernement québécois investisse davantage dans les compagnies qui recherchent du pétrole.

Le défi des compagnies, comme Junex et Pétrolia, demeure toutefois de prouver qu'il y a bel et bien de l'or noir dans le sous-sol gaspésien.

Dans un communiqué émis mardi, Pétrolia annonçait avoir découvert « d'importantes quantités d'hydrocarbures, dont du pétrole, des condensats et du gaz naturel » au puits Bourque 1, près de Murdochville.

Depuis 2008, la société rimouskoise répète que cette propriété présente un fort potentiel, avançant même le chiffre de 100 millions de barils de pétrole.

Selon l'économiste et associé principal de Jarislowsky Fraser, Denis Durand, la stratégie de Pétrolia est de montrer aux investisseurs qu'elle est toujours dans la partie.

« Tôt ou tard, on a beau faire de l'exploration pendant des années. Il faut arriver à une certaine production et à certains revenus pour attirer des investisseurs. » — Denis Durand, économiste

La CAQ aimerait que Québec devienne copropriétaire d'entreprises pétrolières, en injectant 50 millions de dollars dans Pétrolia et Junex, ce qui lui permettrait de devenir un actionnaire majeur.

De son côté, le maire de Gaspé, François Roussy, espère surtout que le gouvernement prendra des mesures pour que la population puisse profiter des redevances perçues.

« C'est à qui profite réellement tout ce potentiel pétrolier ? Parce que présentement Pétrolia, ses propriétaires, ce sont des capitaux étrangers. » — François Roussy, maire de Roussy

Investissement Québec disposera bientôt d'une enveloppe de 750 millions de dollars pour soutenir les ressources non renouvelables comme les mines ou le pétrole. Il reste à voir jusqu'à quel point le gouvernement est prêt à soutenir l'exploration ou l'exploitation pétrolière.

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