Gastem explorera le sous-sol de Restigouche

Gastem lance des travaux de forage à Restigouche

L'entreprise Gastem lancera au printemps un forage exploratoire afin de trouver des hydrocarbures dans le secteur sud-est de Restigouche.

Gastem a obtenu son permis de forage l'été dernier. Il ne reste plus qu'à installer la foreuse afin d'entreprendre les travaux avant le dégel du printemps. L'opération est évaluée entre 3 et 4 millions de dollars.

Le président et directeur général de Gastem, Raymond Savoie, explique qu'il s'agit d'un forage conventionnel sans fracturation. « C'est un forage exploratoire stratigraphique pour connaître le sous-sol. Il n'y a personne qui a la certitude qu'on va trouver des hydrocarbures », ajoute M. Savoie.

Malgré ses propos rassurants, les travaux inquiètent les résidents de la petite municipalité de 160 habitants. La municipalité n'a pas de réglementation pour encadrer les travaux.

La mairesse, Annette Sénéchal, indique que le forage s'effectuera sur une propriété privée. « On n'a pas, poursuit la mairesse, demandé aux gens situés autour ou près du site comme tel de faire analyser leur eau. Il y en a qui l'ont fait à leurs frais, mais il n'y a rien qui a changé, tout est encore beau. »

Certains membres des groupes environnementalistes de la Baie-des-Chaleurs souhaiteraient que la municipalité adopte une réglementation similaire à celle de la Ville de Gaspé sur la protection des sources d'eau potable.

Le vice-président d'Environnement Vert-Plus, Michel Goudreau, relève que les travaux s'effectueront à moins de deux kilomètres de puits artésiens et à 8,5 kilomètres de deux prises d'eau municipale, soit celles de Pointe-à-la-Croix et celle de la réserve de Listiguj. « C'est sûr qu'actuellement un tel forage avec le règlement de Gaspé ne pourrait pas se faire à Restigouche », souligne M. Goudreau.

Le PDG de Gastem, Raymond Savoie, n'est pas d'accord. Ce n'est pas aux municipalités à délivrer les permis de forage, estime M. Savoie. « Et si les municipalités commencent à exercer ce contrôle-là, ça va être difficile de développer au Québec », croit l'homme d'affaires.

Le ministère des Ressources naturelles indique que ses procureurs s'affairent toujours à vérifier si le règlement de Gaspé et les lois sur les protections de l'environnement ont préséance sur la Loi sur les mines. En attendant, la pétrolière Pétrolia a suspendu ses travaux au puits Haldimand.

À Restigouche, Gastem précise que si le forage démarre au printemps et que les résultats sont positifs, l'exploitation du site ne pourrait pas débuter avant cinq ans.

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