Hydro-Québec prévoit supprimer à court terme 29 postes administratifs sur la Côte-Nord ainsi que 11 postes au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.
En novembre dernier, le gouvernement Marois avait ordonné à la société d'État d'abolir 2000 postes. Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, avait alors expliqué qu'Hydro-Québec se dirigeait vers un manque à gagner de 225 millions de dollars en 2013-2014 en raison des bas prix obtenus sur les marchés ontarien et américain.
Le 10 janvier dernier, la direction d'Hydro-Québec a annoncé au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) que 276 postes de commis de bureau et de secrétariat seraient supprimés dans l'ensemble de la province.
Sur la Côte-Nord, cette décision toucherait 25 emplois à Baie-Comeau et 4 à Sept-Îles. Le député de René-Lévesque, Marjolain Dufour, croit pouvoir réduire au minimum les répercussions dans la région.
Hydro-Québec comblerait en mars prochain 180 postes par un nouvel affichage, mais le syndicat craint que ces emplois soient centralisés à Montréal.
Réaction du syndicat
Depuis l'abolition, l'an dernier, de la direction d'Hydro-Québec à Rimouski, le conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, Yannick Proulx, dit constater le démantèlement de la société d'État.
Il craint une seconde vague de suppressions de postes. « Ce qui a été annoncé récemment, c'est 473 postes au Québec, mais il faut se rendre à 2000. Il faut s'attendre à d'autres annonces dans d'autres départements », souligne-t-il.
En novembre dernier, des employés du centre administratif d'Hydro-Québec à Baie-Comeau avaient organisé une manifestation.
Selon le conseiller syndical, le gouvernement péquiste place la société d'État dans une situation difficile.
M. Proulx tend la perche aux acteurs socio-économiques de l'Est du Québec afin qu'ils interviennent dans le dossier.