Côte-Nord : La pénurie de main-d'oeuvre dans le domaine de la santé se fait persistante

Sur la Côte-Nord, la problématique du recrutement de personnel perdure dans les centres de santé et de services sociaux, notamment en ce qui concerne les services destinés aux jeunes. Le centre de protection et de réadaptation met en place des mesures pour assurer le recrutement et la rétention de son personnel, alors que certains hôpitaux de la région font appel aux services d'agence privées pour combler leurs besoins.

Infirmières La pénurie d'infirmières perdure sur la Côte-Nord.

En plus des infirmières, la pénurie de main-d'oeuvre aux centres de santé de Manicouagan et de Sept-Îles s'étend aux préposés aux bénéficiaires.

Le centre de santé de Manicouagan a dépensé plus de trois millions de dollars pour des employés de remplacement au cours de la dernière année.

À Sept-Îles, l'hôpital risque de terminer l'année avec un déficit financier en raison, entre autres, du recours à des agences privées.

« Nous faisons affaire avec la main-d'oeuvre indépendante au niveau des soins infirmiers, des infirmières auxiliaires et des préposés aux bénéficiaires. Grosso modo, on fait affaire en ce moment avec 14 personnes différentes. L'objectif est d'assurer la continuité et la qualité des services », précise le directeur sortant du Centre de santé de Sept-Îles, Martin Beaumont.

La Direction de la protection de la jeunesse fait aussi appel à des intervenants d'autres régions pour prêter main forte à son personnel régulier.

Malgré tout, de nombreux jeunes demeurent en attente de services spécialisés.

« Ce n'est pas une question qu'on a trop de signalements ou qu'on n'est pas en mesure d'y répondre, c'est vraiment une question de personnel. C'est pour ça qu'il faut trouver d'autres façons de faire. Il faut essayer de voir qu'est-ce qu'on va faire pour baisser cette liste d'attente-là » fait remarquer le directeur régional de la DPJ, Réjean Bergeron.

De son côté, le centre de protection et de réadaptation de la Côte-Nord met en place différentes mesures pour fidéliser sa main-d'oeuvre parce que près de la moitié des employés quittent après seulement deux ans.

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