Pasbébiac : épée de Damoclès sur l'urgence du CLSC

L'urgence du CLSC de Pasbébiac pourrait fermer durant la nuit

L'Agence régionale de la santé et le Centre de santé et de services sociaux de la Baie-des-Chaleurs évaluent la possibilité de fermer partiellement les services d'urgence du CLSC afin de réduire les dépenses.

Le CSSS de la Baie-des-Chaleurs jongle avec un déficit de 2 millions de dollars. La fermeture des services d'urgences la nuit permettrait à l'établissement de réaliser des économies de 600 000 $.

Gino Lebrasseur, maire de Pasbébiac Gino Lebrasseur, maire de Pasbébiac

Rien n'est encore définitif, mais le maire de Paspébiac, Gino Lebrasseur, digère mal que l'Agence régionale de la santé songe à nouveau à réorganiser les services d'urgence à Paspébiac. « On ne peut pas couper dans un service d'urgence », lance M. Lebrasseur.

Il n'est pas le seul élu de la Baie-des-Chaleurs à s'opposer à cette idée. Le préfet de la MRC de Bonaventure, Jean-Guy Poirier, dénonce l'attitude du CSSS.

Il relève que cette option n'a pas été suggérée par l'Agence de santé à Gaspé ou par le ministère de la Santé. « C'est une décision, affirme Jean-Guy Poirier, qui a été prise au conseil d'administration du Centre de santé de la Baie-des-Chaleurs qui, à mots couverts, ne nous dit pas exactement la vérité. »

Peu de patients

CLSC de Paspébiac CLSC de Paspébiac

Selon les dirigeants de l'Agence régionale de la santé, l'urgence de Paspébiac est peu occupée la nuit.

La présidente de l'Agence de la santé, Yolaine Galarneau, s'interroge sur la pertinence de conserver un médecin sur place la nuit quand parfois il n'y a aucun patient qui se présente. Ne vaudrait-il pas mieux, demande Mme Galarneau, transformer cette offre de services de sept nuits, huit heures par nuit, de 56 heures de services médicaux et infirmier par une offre de services de jour pour une clientèle plus importante.

Gino Lebrasseur rétorque que Paspébiac est à une heure du centre de santé : « Lorsque c'est urgent, il faut avoir des services. »

Un groupe de travail évalue la pertinence de maintenir l'urgence du CLSC de Paspébiac, mais aussi celles de Grande-Vallée et de Murdochville, en fonction des directives du ministère.

Les résultats de cette analyse seront connus en mars prochain. D'ici là, les élus de la région espèrent convaincre l'Agence régionale de conserver tous les services offerts à l'urgence de Paspébiac.

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