Murdochville : un avenir à nouveau en suspens

L'avenir de Murdochville en suspens

Le ministre délégué aux Régions, Gaétan Lelièvre, confirme que Québec pourrait à nouveau examiner une possible fermeture de Murdochville.

L'ancienne ville minière est à la croisée des chemins. Depuis la fermeture de la mine en 1999 puis de la fonderie en 2002, la population de Murdochville n'a cessé de décroître. Murdochville a ainsi perdu le tiers de sa population au cours des 10 dernières années; elle compte maintenant environ 800 habitants.

La Municipalité devra au cours des prochaines années rénover ses réseaux d'aqueduc et d'égout. Des travaux sont aussi nécessaires pour maintenir des services de loisirs comme le centre de ski ou l'aréna.

La Ville a commandé à la firme BPR une étude sur les coûts que cela engendrerait. Par la suite, la Municipalité entend consulter le gouvernement du Québec et les citoyens sur l'avenir de la ville.

Pour la mairesse de Murdochville, Délisca Roussy, la priorité, malgré les difficultés, c'est la relance de la ville. Elle estime que le débat sur une éventuelle fermeture a déjà eu lieu en 2002 lors du référendum. Le gouvernement avait à l'époque refusé de considérer le résultat de cette consultation populaire majoritairement en faveur d'une fermeture.

La mairesse croit que le débat ne se rendra pas là : « Dans ma tête, le mot fermeture n'existe pas parce que j'ai connu le drame qu'il y a eu entre les oui et les non et je ne voudrais pas refaire vivre ça à ma collectivité. » Elle estime qu'un débat sur le maintien et l'entretien des infrastructures doit être tenu. « On va le faire en connaissant les chiffres. Les premiers acteurs seront alors les citoyens », ajoute Délisca Roussy.

Le ministre Gaétan Lelièvre est aussi d'accord avec la mairesse. S'il croit toujours, soutient-il, à la relance, ce sont les résidents qui choisiront. « J'ai rencontré le conseil municipal de Murdochville, il y a deux semaines. On a eu ce discours de façon franche, de façon responsable à ce sujet », raconte le ministre.

Le ministre confirme toutefois que tous les scénarios sont sur la table. À partir du moment, explique-t-il, où des gens de la communauté me disent qu'ils sont sensibles à la fermeture, je ne peux pas refuser de mettre ce scénario sur la table.

Le ministre Lelièvre considère de même que Québec devra alors envisager la question financière liée à une délocalisation volontaire ou à la limite, dit-il, à une fermeture. « C'est sûr que ce sera un élément sur la table, l'aspect financier, c'est clair qu'avec une décision comme ça, c'est inévitable, tout l'aspect dédommagement », précise Gaétan Lelièvre.

Selon le ministre Lelièvre, la première ministre Pauline Marois se rendra à Murdochville au début de l'an prochain.

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