Le chantier naval Méridien Maritime a mis à l'eau son deuxième navire de la Garde côtière canadienne vendredi matin à Matane.
Le navire de recherche LEIM sera affecté à l'Institut Maurice-Lamontagne en remplacement du Vladykov, un navire plus gros, qui est finalement destiné à Terre-Neuve.
C'est la première fois que Méridien Maritime convoque les dignitaires et la presse pour la mise à l'eau d'un navire. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'événement a lieu trois jours après que Méridien ait obtenu le feu vert du gouvernement pour construire la plus grosse cale sèche du Québec.
Après les contrats de la Garde côtière, Méridien Maritime vise celui des deux traversiers Tadoussac-Baie-Ste-Catherine de la Société des traversiers du Québec. Le président-directeur général de Méridien Maritime, Angelo Marcotte n'a jamais caché son intérêt pour ce contrat, avec les difficultés que connaît le chantier maritime Davie. « En deux ans et demi, ils avaient trois bateaux à faire, puis ils n'ont pas réussi à en faire un, a affirmé le pdg. Il faut que tout le monde mette la bonne équation dans le chiffrier là. »
Méridien Maritime met à l'eau son deuxième navire de la Garde côtière canadienne
Rassurer les Matanais
Angelo Marcotte en a profité pour rassurer ses employés et le milieu matanais. Il affirme que le projet de cale sèche de Cacouna va permettre d'augmenter les activités du chantier de Matane.
« Matane, ça va devenir le meilleur fournisseur pour la construction que Cacouna ne pourra pas avoir! », s'est exclamé le pdg de Méridien Maritime.
Les travailleurs ont assisté avec fierté au baptême du LEIM. Pour eux, l'annonce de lundi : « Ah! C'est encourageant, on sait qu'on va avoir de l'ouvrage pour un bon bout de temps encore », a lancé Maxime Fortin.
Le LEIM n'était toutefois pas le navire que les scientifiques de Mont-Joli souhaitaient obtenir. Aucun représentant de la Garde côtière canadienne ou de l'Institut Maurice Lamontagne n'a d'ailleurs pris la parole lors de la mise à l'eau et nos demandes d'entrevue sont restées sans réponse.
D'après le reportage de Michel-Félix Tremblay