Bas-Saint-Laurent : L'Échofête répond à ses détracteurs

Le Festival Échofête fête son dixième anniversaire. Le Festival Échofête fête son dixième anniversaire.

Le président de L'Échofête de Trois-Pistoles, Mikael Rioux, appelle les élus de Trois-Pistoles au calme et à plus de modération. Il souhaite en discuter avec les élus de Trois-Pistoles, mais indique que son festival a toujours été un événement politiquement engagé.

À une semaine de sa tenue, l'Échofête de Trois-Pistoles est au centre d'une controverse médiatique lancée autour de la tenue d'un atelier sur la désobéissance civile et de la visite de Gabriel Nadeau-Dubois.

Une série d'articles sur le sujet a amené les élus de la MRC des Basques et la Ville de Trois-Pistoles à remettre en cause l'aide financière qu'ils accordent à l'événement, dont une subvention de 8000 $.

« C'est sorti dans les médias avant que nous ayons une rencontre avec les élus de la place », déplore le président de l'événement. L'atelier sur la désobéissance civile et les gaz de schiste a d'ailleurs été annulé dans la foulée de tout ce battage médiatique, mais pas la visite de Gabriel Nadeau-Dubois.

Un festival environnemental et culturel

Mikael Rioux se dit surpris qu'on reproche à l'Échofête d'être un événement politisé. La naissance d'Échofête est née d'une résistance citoyenne, souligne-t-il.

Il rappelle que certains élus régionaux ont pourtant déjà pris position pour des partis politiques dans le passé, dont le maire de Trois-Pistoles, Jean-Pierre Rioux, pour le Parti libéral ou le préfet de la MRC, Bertin Denis, pour le Parti conservateur. « Nous, ce n'est pas de la politique partisane qu'on fait. J'aimerais qu'on arrête de faire un plat avec tout ça, qu'on arrête de tout mélanger, qu'on puisse se concentrer enfin à faire notre 10e édition », commente Mikael Rioux.

M. Rioux précise, d'autre part, que l'atelier controversé, offert par l'organisme Moratoire d'une génération, était organisé en marge du festival et non financé par l'événement. « Ils ont fait le même atelier à Esprit-Saint, l'an dernier », ajoute Mikael Rioux.

« On va déclencher des élections bientôt, il y a des gens qui sont très nerveux », relève le porte-parole d'Échofête.

Ce dernier invite aussi les gens à arrêter de dramatiser l'expression « désobéissance civile ». Les actions citoyennes comme celles d'Opération Dignité ou même l'initiative de Jacques Duchesneau qui a remis son rapport aux journalistes sont des actes de désobéissance, soutient Mikael Rioux.

La venue de Gabriel Nadeau-Dubois

Le président de L'Échofête se demande aussi pourquoi la venue du représentant de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, dérange autant alors que M. Dubois sera présent sans problème dans plusieurs autres événements et villes du Québec au cours des prochaines semaines.

« Je comprends que pour certains Gabriel Nadeau-Dubois, c'est pire que Maurice Mom Boucher! Cette personne n'a pas de dossier criminel. Il ne fait que représenter un groupe d'étudiants qui sont contre la hausse des frais de scolarité. Ce n'est pas le diable en personne. J'ai l'impression de revivre la guerre des clochers », déclare M. Rioux.

L'Échofête a toujours été une plateforme où les gens sont libres de s'exprimer, poursuit-il, et j'invite les carrés verts à venir présenter leur position.

Dans le conseil d'administration, il y a des jeunes qui ont vécu le conflit et on se pose la question, pourquoi il ne peut pas venir. C'est un sujet délicat à l'intérieur de notre groupe, raconte Mikael Rioux.

La crise sociale qu'on a vécue au Québec a peut-être exacerbé les tensions, analyse M. Rioux, mais on souhaite que la tempête passe et qu'on passe un beau 10e anniversaire. « On est prêt à démontrer notre bonne foi, j'espère que la bonne foi sera des deux côtés », conclut-il.

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