La crise perdure au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Haute-Gaspésie. D'ailleurs, l'administration du CSSS a suspendu indéfiniment son directeur des ressources humaines, Pierre Francoeur, en fin de journée, vendredi.
Bien peu de détails ont filtré pour expliquer cette décision parce que la directrice générale du Centre de santé, Hélène Laprise, refuse de commenter un dossier sous enquête.
« Quand c'est sous enquête justement, on veut éviter de causer des situations problématiques. Alors à ce moment-ci, on préfère garder la confidentialité sur ce dossier. »
La gestion de M. Francoeur était loin de faire l'unanimité auprès du personnel. A micro fermé, un employé soutient que le retour du directeur des ressources humaines au sein de l'établissement pourrait entraîner une vague de démissions.
D'ailleurs, au début du mois de juillet, les employés représentés par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec exigeaient sa démission.
Il est impossible de savoir à quel moment l'enquête concernant le directeur des ressources humaines Pierre Francoeur prendra fin, mais la direction du Centre de santé de la Haute-Gaspésie souhaite que le dossier se règle le plus rapidement possible.
Un agent de sécurité embauché cette semaine ?
Par ailleurs, la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) exigeait, la semaine dernière que le Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Gaspésie prenne des mesures concrètes pour assurer la sécurité du personnel et des patients.
La CSST exigeait, entre autres, qu'un gardien de sécurité pour le quart de travail de jour soit embauché dès lundi.
La directrice générale du centre, Hélène Laprise, confirme que l'embauche se fera, mais plus tard au cours de la semaine. La direction souhaite pourvoir à ce poste d'agent de sécurité à l'interne pour éviter de recourir à une agence.
D'après un reportage de Lisa-Marie Bélanger