Parcs Canada : la conservation des aires protégées en péril

Le parc Forillon en Gaspésie. Photo: Cécile Gladel Le parc Forillon en Gaspésie. Photo: Cécile Gladel

Selon un rapport de la Société pour la nature et les parcs du Canada, les récentes compressions fédérales à Parcs Canada nuiront au suivi des écosystèmes des parcs et auront des conséquences irréversibles.

La situation est préoccupante aux yeux de la Société qui relève dans son rapport que 30 % des 150 experts en écosystèmes de Parcs Canada perdront leur emploi à la suite des dernières mesures budgétaires d'Ottawa.

C'est le cas de Steve Pronovost, qui comme un autre collègue du secteur conservation du parc national Forillon, à Gaspé, a appris en mai qu'il perdait son emploi. Il était spécialiste de la gestion des ressources et de la sécurité publique. Un de ses mandats était de faire le bilan de la santé du parc au fil des ans. Son poste n'existera plus.

Le porte-parole de la Société, Sylvain Archambault, s'inquiète des conséquences pour l'environnement. « Quand on commence à supprimer les postes de gens qui sont des experts pour surveiller les tendances dans les écosystèmes, on perd tous les outils de surveillance, tous les outils de suivis pour pouvoir réagir s'il se passe des choses inquiétantes », commente M. Archambault.

La Société pour la nature et les parcs croit ainsi que ces compressions démontrent un grand paradoxe. Elles amputent le secteur de la conservation et de la recherche, tandis que la mission même d'un parc national est d'assurer sa vocation d'aire protégée.

La direction de Parcs Canada se fait rassurante et considère que ces compressions ne brimeront pas les efforts de conservation sur le terrain.

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