Est du Québec : relance de l'opposition aux pertes d'emplois à la Garde côtière

La Société de développement du Saint-Laurent (SODES) demande aux usagers du Saint-Laurent et aux communautés riveraines d'unir leurs voix à une centaine de municipalités qui exigent le maintien des services de la Garde côtière canadienne à Québec.

Le brise-glace Amundsen Les services offerts par le bureau de Québec seront transférés vers Trenton et Halifax

L'organisme rappelle que le Centre de sauvetage de Québec a été instauré en 1977 en réponse aux lacunes décriées dans la gestion des opérations qui étaient alors dirigées depuis Halifax et Trenton.

La SODES précise que le bureau de la Garde côtière de Québec est le seul centre d'urgence spécialisé dans la coordination et le contrôle des opérations de sauvetage en mer au Québec. C'est également le seul au Canada à maîtriser entièrement les deux langues officielles.

ctma-brise-glaces-matane La Garde-Côtière est un service essentiel sur le Saint-Laurent

Des dollars en jeu

Ottawa soutient que la réorganisation lui permettra d'économiser environ un million de dollars par année.

Or, l'industrie maritime du Québec verse à la Garde côtière chaque année 18 millions de dollars en frais de déglaçage, de dragage et d'aides à la navigation. Cela correspond à 47 % des sommes perçues à l'échelle canadienne alors que le Québec représente 17 % du budget de la Garde côtière.

Dans ces conditions, dit la SODES, la sécurité des usagers du Saint-Laurent ne peut être subordonnée à des impératifs budgétaires.

D'autres changements à venir

La direction de la SODES s'inquiète des autres changements annoncés par la Garde côtière pour les années 2014-2015. Dix centres de communication et de trafic maritime fermeront leurs portes d'un océan à l'autre. Il y aura des fusions qui apparaissent déjà comme une menace, selon l'organisme.

Un bateau de la garde-côtière en mer Les bateaux de la Garde côtière participent à de nombreuses opérations de sauvetage

Par exemple, le service d'écoute d'antennes actuellement à Rivière-au-Renard sera transféré aux Escoumins. Cette nouvelle super-station devrait donc couvrir tous le secteur compris entre Rivière-du-Loup et la rivière Saint-Augustin, incluant le golfe du Saint-Laurent, la Baie-des-Chaleurs, les Îles-de-la-Madeleine et l'île d'Anticosti.

Comme la connaissance locale est au coeur de la profession d'un officier, la SODES souligne que le service à distance est incompatible avec la réduction du nombre de centres et l'agrandissement des zones de responsabilité.

Des appuis importants

Depuis l'annonce de la rationalisation des services de la Garde côtière au Québec, les critiques fusent de partout. Les associations de pêcheurs, les élus, les plaisanciers et les armateurs clament tous dans le même sens que la décision de centraliser les opérations doit être revue par Ottawa.

Il y a certes l'argument de la sécurité qui est en cause mais il y a aussi les perspectives que le transport maritime va s'accentuer sur le grand fleuve à moyen et à long terme. Dans ces conditions, les demandes de services à la Garde côtière devraient s'accentuer au Québec et justifier le maintien des bureaux de la capitale.

À propos de la SODES

La SODES rassemble autour d'un forum d'échange, de concertation et d'action, des intervenants dont les activités ont un impact sur l'économie du Saint-Laurent, que ce soit en matière de transport des marchandises et des passagers, de développement régional ou d'environnement.

Sa mission est de protéger et promouvoir les intérêts économiques de la communauté maritime du Saint-Laurent.

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