La scierie Boisaco de Sacré-Coeur sollicite le soutien financier du ministère du Développement économique de l'Innovation et de l'Exportation du Québec (MDEIE) à hauteur de deux millions de dollars.
Scierie Boisaco à Sacré-Coeur. (archives)
L'entreprise a su tirer son épingle du jeu depuis le début de la crise forestière, malgré de faibles approvisionnements et le creux historique que le prix du bois d'oeuvre a connus.
Grâce à ses multiples produits dérivés, Boisaco a pu traverser l'interminable crise.
Mais le président de Boisaco, Steeve St-Gelais, constate que les difficultés de 2011 se font encore sentir, même si la situation du marché s'est améliorée un peu.
« Depuis le début de l'année, on a un contexte quand même meilleur par rapport à l'an passé. Au niveau du marché du bois d'oeuvre, il y a eu une reprise très significative. »
La conjoncture défavorable a laissé des traces, malgré une légère reprise dans les prix du bois d'oeuvre dont profite Boisaco.
Avec les deux millions de dollars demandés au gouvernement, l'entreprise souhaite se remettre à flot et s'assurer un fonds de roulement adéquat.
Steeve St-Gelais croit que cette aide peut être consentie tout en respectant l'accord canado-américain sur le bois d'oeuvre.
« Je pense que c'est tout à fait légitime et correct. Quand ces appuis-là se font dans les règles de marché normales, je pense que ça ne compromet pas tous les éléments qui sont prévus dans l'accord avec les États-Unis. »
Alors que d'autres diminutions d'approvisionnements forestiers sont à venir en 2013, l'entreprise devra continuer d'innover.
D'après le reportage de Carl Marchand.