Une troisième vague d'abolition de postes en moins d'un an s'abat sur l'Institut Maurice-Lamontagne à Mont-Joli.
Institut Maurice-Lamontagne
Cette fois, ce sont 9 employés travaillant à la protection de l'habitat du poisson qui seront touchés par les coupures du gouvernement Harper.
Selon Benoit Thibault de l'Alliance de la fonction publique, on ignore pour l'instant qui perdra son emploi.
« La façon dont le ministère fonctionne, c'est que des lettres sont envoyées aux cinquante employés à la gestion de l'habitat du poisson au Québec. Tous les employés ont reçu une lettre, mais on n'est pas encore en mesure de dire où on va couper un biologiste, où on va couper un adjoint, où on va couper un ingénieur. »
Ces compressions s'ajoutent aux 18 postes supprimés en décembre 2011 et aux 15 autres supprimés en mai dernier, portant à 42 le nombre total de postes abolis.
De vives réactions de la part des députés de l'opposition
Le député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron, affirme que la recherche scientifique et l'expertise régionale développées à l'Institut Maurice-Lamontagne feront les frais de nouvelles compressions.
« On voit la vision à court terme des conservateurs qui nous enfoncent des compressions dans la gorge. Les conséquences seront endossées par les gens de la région, les Québécois, les Canadiens à plus long terme. »
Pour sa part, le député bloquiste de Haute-Gaspésie-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin, croit que les conservateurs choisissent une période où les gens sont à l'extérieur pour faire passer de mauvaises annonces.
« Les conservateurs coupent à une période où tout le monde est au début des vacances, pendant la longue fin de semaine de la fête du Canada. »