Côte-Nord : Sept-Îles en compétition avec le Cap-Breton pour l'usine de Severstal

Pointe-Noire à Sept-Îles Le secteur Pointe-Noire à Sept-Îles où pourrait s'installer Severstal  Photo :  Evelyne Côté

Les villes portuaires de Sept-Îles et Sydney, en Nouvelle-Écosse, convoitent toutes les deux l'usine de billettes de fer que Severstal projette construire en Amérique du Nord.

Sydney, située sur l'île du Cap-Breton, mise sur la disponibilité du charbon nécessaire pour attirer le géant soviétique de l'acier. Elle compte également une usine désaffectée qui pourrait chauffer le fer et produire les billettes ainsi que sur un bassin de travailleurs en mal d'emploi.

De son côté, Sept-Îles fait valoir sa proximité de la matière première : le fer. « Il s'agit définitivement d'un avantage pour Sept-Îles. On transporterait beaucoup plus de fer que de charbon », lance le maire Serge Lévesque.

Cependant, le maire de Sept-Îles reconnaît que la main-d'oeuvre se fait de plus en plus rare sur la Côte-Nord où le taux de chômage atteint 5 à 6 %.

Le géant de l'acier

L'an dernier, Severstal a engrangé 2 milliards de dollars de profits. Sa production se chiffrait à 15 millions de tonnes de fer, 15 millions de tonnes d'acier et plus de 10 millions de tonnes de charbon.

Un nouveau procédé sera testé en usine-pilote, en Afrique du Sud, qui réutilise le charbon jusqu'à sa combustion complète, ce qui constituerait un gain environnemental.

La compagnie se donne un délai de six à huit mois pour effectuer une étude dont les résultats permettront de déterminer la construction d'une usine à grande échelle.

Le projet de Severstal pourrait atteindre près d'un milliard de dollars et générer la création de 500 emplois permanents liés à l'exploitation du fer. L'usine pourrait produire 2 millions de tonnes de billettes de fer par année.

Severstal pourrait s'installer dans le secteur Pointe-Noire à Sept-Îles avoisinant les installations de Mines Wabush et de l'Aluminerie Alouette.

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