Un navire de la Garde côtière canadienne (archives)
Les explications de Pêches et Océans Canada sur le transfert du nouveau navire de recherche destiné à l'Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli demeurent vagues. Ottawa a refusé toute demande d'entrevue à ce sujet jusqu'à maintenant.
Pêches et Océans explique qu'au moment de déterminer les endroits où ses navires seront basés, la Garde côtière examine attentivement les besoins actuels et futurs des missions ainsi que les fonds disponibles.
Le ministère ajoute que les responsables du Programme scientifique de Pêches et Océans Canada ont été au préalable consultés.Le personnel de l'Institut Maurice-Lamontagne (IML) ignore ce qui a poussé Ottawa à modifier l'affectation du navire. Le Vladykov a été construit au chantier Méridien Maritime à Matane afin de répondre aux besoins des chercheurs de l'IML qui avaient été consultés avant sa construction.
Incompréhension
Les chercheurs de l'Institut travailleront donc à bord du NGCC Leim, moins bien adapté à leurs besoins.
Ce sera le cas aussi pour les Terre-Neuviens qui seront à bord du Vladykov, selon le professeur en océanographie chimique et titulaire de la chaire de recherche du Canada en écotoxicologie moléculaire, Émilien Pelletier. « Je serais plutôt étonné qu'ils soient contents de ça. À mon avis, ils recherchent des bateaux de plus grande taille pour aller travailler au milieu de l'océan Atlantique où ils ont des responsabilités. Le Canada a des limites territoriales jusqu'à 200 miles marins, ce n'est pas avec un bateau de 25 mètres qu'on va travailler à 200 miles marins », commente M. Pelletier.