Bas-Saint-Laurent : pas d'hémodynamie à l'hôpital de Rimouski

Hopital-Rimouski Centre hospitalier régional de Rimouski

De passage à Rimouski, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a confirmé qu'un comité d'experts lui avait recommandé de ne pas implanter les services d'hémodynamie au centre hospitalier régional (CHRR). Cette nouvelle a jeté de l'ombre sur la véritable raison de la visite ministérielle, soit la désignation du CHRR comme centre de chirurgie bariatrique.

Même s'il se réjouit de la reconnaissance en matière de chirurgie bariatrique qui est accompagnée d'un budget annuel de 450 000 $, le directeur général, Michel Beaulieu, ne peut que prendre acte de la décision du ministre concernant l'hémodynamie.

Il souligne que des cardiologues, qui pratiquent à Rimouski, ont pourtant été formés pour effectuer ce type de traitement.

« Il y a un comité de citoyens qui milite en faveur depuis 20 ans, les gens avaient à coeur de développer ça ici », ajoute-t-il.

Une revendication historique

Le ministre ferme ainsi la porte à l'implantation d'un service qui aurait permis d'examiner, de diagnostiquer et de traiter des patients atteints de maladies cardiovasculaires. Un tel service était réclamé par la région depuis plus de 25 ans.

Un des plus fervents défenseurs de cette revendication, Louis Desrosiers, reçoit cette décision comme un véritable coup de massue. Il demeure convaincu que le service est nécessaire, même si le ministre Bolduc affirme que la demande ne justifie pas un tel investissement.

« Ça prend un volume minimal et on est mieux de référer au centre de référence à Québec », a déclaré le ministre lors de son passage vendredi au Bas-Saint-Laurent.

Louis Desrosiers demeure convaincu que le service est nécessaire et que les Bas-Laurentiens y ont droit. Il espère que les cardiologues du CHRR continueront le combat.

Traiter l'obésité morbide

Malgré tout, la reconnaissance du centre hospitalier en matière de chirurgie bariatrique est bien accueillie. Trois fois plus de patients souffrant d'obésité morbide pourront y subir une chirurgie.

L'hôpital de Rimouski, qui effectue ces opérations depuis environ deux ans, pourra aussi compter sur deux chirurgiens supplémentaires.

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