Jardins d'accueil
Photo : Les Jardins de Métis
Les Jardins de Métis fêtent leur 50e anniversaire d'ouverture au public. En un demi-siècle, 5 millions de personnes ont visité le site historique qui est aujourd'hui une inspiration pour l'industrie touristique de l'Est du Québec.
Ce sera aussi le moment pour les organisateurs de réfléchir sur l'avenir des jardins. Car malgré tous les efforts déployés pour moderniser le site, les visiteurs sont de moins en moins nombreux à découvrir les jardins.
À l'âge de 92 ans, Rachel Turgeon se remémore l'époque où elle travaillait comme femme de chambre pour Elsie Reford, au tournant des années 1960. Cette riche anglaise a planté les premières fleurs de ce qui allait devenir les Jardins de Métis.
Le jardin se situait à deux pas de la Villa Estevan, un camp de pêche au saumon familial construit il y a 125 ans.
Nouvelle vocation
Le premier panneau à l'entrée des Jardins de Métis en 1963
Photo : Jardins de Métis
C'est en 1962 que le nouveau propriétaire des lieux, le gouvernement provincial, accueille ses premiers visiteurs.
Québec cèdera plus tard le site à une corporation dirigée aujourd'hui par Alexander Reford, le petit fils de la fondatrice des jardins. Le directeur se dit reconnaissant d'avoir le privilège de « marcher sur les traces de ses ancêtres ».
Un privilège partagé par près de 5 millions de visiteurs en 50 ans.
Pour Alain Turcotte, un enseignant en technique de tourisme du Cégep de Matane, l'entreprise est un chef de file pour l'industrie touristique de l'Est du Québec.
Attirer les visiteurs
L'été 2000 marque la première édition du Festival international des Jardins. Le concept novateur rassemble des architectes de partout dans le monde. Ces derniers allient l'art et l'horticulture.
Cette année-là, les jardins accueillent près de 130 mille visiteurs, un record.
La Villa Estevan
Photo : Les Jardins de Métis
Mais depuis, de moins en moins d'amateurs d'horticulture se manifestent. L'été dernier, seulement 57 mille personnes ont visité les jardins.
Pour Alexander Reford, l'achalandage de ce type d'attraction touristique dépend de plusieurs facteurs extérieurs. L'été dernier notamment, la température, le prix de l'essence ainsi que les inondations n'ont pas contribué à augmenter le nombre de visiteurs.
Le directeur espère que les festivités du 50e apporteront un vent de renouveau au site touristique.
Mais dans la mémoire de Rachel Turgeon, le vrai jardin, ce sera toujours celui de son ancienne patronne, Elsie Reford
D'après le reportage de Jean-François Deschênes