Bas-Saint-Laurent : Nouveau coup d'éclat des étudiants à Rimouski

Des étudiant ont manifesté devant les bureaux de la SQ. Des étudiant ont manifesté devant les bureaux de la SQ.  Photo :  Luc Tremblay

Des membres de l'Association générale des étudiants du campus de Rimouski de l'UQAR ont manifesté cet après-midi devant les bureaux de la Sûreté du Québec à Rimouski. Le coup d'éclat est survenu quelques minutes à peine après que la ministre de l'Éducation Line Beauchamp ait refusé la reprise des négociations.

Près d'une quarantaine d'étudiants ont marché, les mains liées, entre l'UQAR et le poste de la Sûreté du Québec, afin de se rendre aux policiers. Ils voulaient dénoncer certains commentaires émis par des membres du gouvernement Charest au sujet des grévistes.

« Si porter un carré rouge c'est inciter à la violence, bien dans le fonds, on devrait être arrêté et donc, on demande aux policiers de nous arrêter car on porte le carré rouge fièrement. » — Thomas Briand-Gionest,président de l'Association étudiante du campus de Rimouski

Les manifestants en avaient également contre le climat de peur qui entoure certaines manifestations, notamment celles du centre-ville de Montréal. « On a recours aux forces policières pour essayer de régler un conflit, fait valoir Thomas Briand-Gionest, alors que ça devrait être autour d'une table de négociation qu'on devrait régler ce conflit-là! »

Les étudiants de l'UQAR entendent mener de nouvelles actions au cours des prochains jours. Ils rappellent au gouvernement qu'ils ne comptent pas retourner en classe, tant et aussi longtemps que des négociations sur les droits de scolarité n'auront pas lieu.

Prise de position des enseignants du cégepLe Syndicat des enseignants du cégep de Rimouski joint par ailleurs sa voix à celles de la FECQ et des autres partenaires syndicaux en réclamant un moratoire sur la hausse des frais de scolarité au gouvernement du Québec. Ils demandent aussi la tenue d'États généraux sur l'avenir des universités.

Appui du député de Rimouski

Le député de Rimouski à l'Assemblée nationale, Irvin Pelletier demande au gouvernement de prendre ses responsabilités dans la crise étudiante. Il réclame une suspension de la hausse des droits de scolarité qui a été décrétée pour septembre 2012. Le député estime qu'à ce stade, il faut tenter de sauver la session et remettre les discussions à plus tard.

Selon le député de Rimouski, la poursuite de la grève pourrait coûter plus cher à l'État québécois, que de suspendre la hausse des droits de 325 dollars par année.

Demandes d'injonction en délibéré

Les demandes d'injonctions provisoires de deux étudiants de l'UQAR sont toujours en délibéré. Après huit semaines de grève étudiante, David Leclair-Legault et Mohamed Fahed Louati veulent retourner en classe dès que possible.

Les dirigeants de l'UQAR doivent se rencontrer vendredi matin afin d'entériner un nouveau scénario pour la reprise des cours. Un point de presse est prévu en début d'après-midi à ce sujet.

D'après un reportage de Patrick Bergeron

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