Le camp du Cap à l'Orignal est situé dans le parc national du Bic
La colonie de vacances du Cap-à-l'Orignal, rebaptisée Espace Cap-à-l'Orignal, éprouve des problèmes de financement et de manque de relève.
À quelques mois de l'ouverture de sa 64e saison, la direction de l'organisme n'a toujours pas embauché son personnel et le directeur général a quitté l'organisation.
De plus, les problèmes s'accumulent.
Le directeur de l'Institut maritime du Québec à Rimouski, Alain Richard, a fait savoir qu'il mettra un terme aux activités de l'un des camps spécialisés, le camp maritime Ulysse. « On est, explique M. Richard, présentement en période de compressions budgétaires et le camp maritime Ulysse, c'est une activité qu'on tenait en parallèle pour la communauté et pour faire connaître l'Institut maritime. »
Par ailleurs, la colonie de vacances se trouve en plein coeur du parc national du Bic. Or, une loi québécoise, adoptée il y a quelques années, stipule que les enclaves situées dans les limites de parcs nationaux relèveront de la Société québécoise des équipements de plein air, la SÉPAQ, dès 2018.
Sachant que le bail de l'établissement vient à échéance en 2018, peu d'investisseurs souhaitent soutenir l'organisme. D'autant plus que le parc immobilier du camp a un urgent besoin de rénovations.
Le président du conseil d'administration du camp, Gilles Banville, soutient que des négociations sont en cours avec le Centre Local de Développement (CLD) Rimouski-Neigette et des investisseurs privés pour tenter de sauver le Cap-à-l'Orignal.