Colloque sur la nordicité à l'UQAR
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Photo Joane Bérubé
L'UQAR se penche sur les défis de la nordicité, un domaine au coeur de l'actualité politique et économique du Québec. Avec la tenue du 31e Symposium sur les études nordiques, l'UQAR fait preuve de dynamisme dans un domaine de recherche, le nord, au coeur de l'actualité politique et économique du Québec.
Depuis jeudi, ils sont quelque 120 étudiants et chercheurs, réunis à Rimouski, pour discuter des défis et enjeux que pose l'habitat nordique. Plusieurs des questions soulevées par les chercheurs lors du colloque sont en lien direct avec le fameux Plan Nord du gouvernement Charest.
Ainsi en va-t-il de la fonte du pergélisol et de son impact sur les infrastructures comme les routes, les pistes d'atterrissage ou de la gestion des résidus miniers dans un contexte de réchauffement climatique. Les scientifiques du Centre d'études nordiques, qui scrutent le Grand Nord depuis 50 ans, sont déjà à réfléchir au nord de demain. « Les infrastructures sont construites avec les recettes du passé, elles ne seront plus stables demain. Il faut penser au climat du futur pour avoir aujourd'hui des pratiques adaptées au climat du futur », souligne ainsi Dominique Berteau, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en conservation des écosystèmes nordiques.
Un pôle de recherche en développement
Il en va de même à l'UQAR, où Geneviève Allard, coordonnatrice du Centre d'études nordiques (CEN), pense, elle aussi, au futur. « J'ai des objectifs à long terme qui sont plus grands, de voir l'axe nordicité avoir son propre bâtiment, peut-être, d'augmenter nos échanges et devenir un joueur clé justement au niveau politique », explique Mme Allard.
Geneviève Allard
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Photo Joane Bérubé
Présentement, note Mme Allard, il n'y a pas de pôle physique de la nordicité à Rimouski qui permette de regrouper les outils, les chercheurs et les étudiants de la nordicité. « Ce qui faciliterait le partage », ajoute Geneviève Allard qui fait aussi le lien avec le monde de l'océanographie, très présent à Rimouski. « La limite entre le milieu océanique et continental est très floue. Quand on parle de milieu côtier, ça peut autant appartenir à l'océanique qu'au continental. C'est sûr qu'on ne peut pas étudier l'histoire de la terre sans aller faire un tour dans l'eau », souligne la coordonnatrice du CEN.
En attendant de voir son champ de recherche prendre plus d'ampleur à l'UQAR, Geneviève Allard peut dire mission accomplie. Les objectifs de participation au symposium ont été largement dépassés. Ils étaient près de 200 personnes, chercheurs, étudiants et grand public, à assister, jeudi soir, à la conférence d'ouverture sur « La place de la science dans le Plan Nord ».
Un texte de Joane Bérubé