Bas-Saint-Laurent : les cégeps devront puiser dans leurs surplus

cégep-Rimouski Le cégep de Rimouski

Les compressions exigées par le Ministère de l'Éducation en septembre dernier frapperont de plein fouet les différents cégeps du Bas-Saint-Laurent. Au total, c'est près de 1,7 million de dollars que devront éponger les quatre cégeps.

Pour combler ce manque à gagner, les dirigeants des collèges n'auront d'autres choix que de puiser dans leurs surplus accumulés.

À Rimouski, le directeur général, Jean-Pierre Villeneuve confirme que l'établissement devra prélever 521 000 $. « Le coussin sera un petit peu moins épais. Ce qu'on espère c'est qu'on n'aura pas à se priver de développement et qu'on n'aura pas à faire face à des situations vraiment imprévues », explique le gestionnaire.

À La Pocatière, c'est un peu plus de 245 000 $ qui devront être épongés, ce qui forcera la direction à réduire ses dépenses. À titre d'exemple, les activités de promotions et de recrutement seront moins nombreuses, ce qui désole le directeur général Claude Harvey. Selon lui, particulièrement dans les régions, les cégeps ont besoin de marge de manoeuvre. « On ne peut pas rester inertes et attendre que les étudiants rentrent dans nos classes tout seul », se désole-t-il.

À Rivière-du-Loup, le directeur général, Claude Roy, devra sans doute renoncer à créer de nouveaux programmes. Le cégep doit faire face à des compressions de 230 000 $.

À Matane, la direction du collège devra retirer 180 000 $ de ses surplus.

D'après un reportage de Patrick Bergeron

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