Gaspé : l'adjoint parlementaire aux Pêcheries accusé de pêche illégale

Le député libéral de Gaspé et adjoint parlementaire au ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), Georges Mamelonet, fait face à des accusations de pêche illégale d'oursins.

Georges Mamelonet Georges Mamelonet

Le ministère des Pêches et Océans Canada a déposé le dossier au palais de justice de Percé, jeudi.

Selon l'enquête menée par les agents de Pêches et Océans, M. Mamelonet aurait enfreint la loi sur les Pêches en août 2011. Il aurait pêché l'oursin sans détenir de permis.

Le procureur de la Couronne pour le service des poursuites pénales du Canada, l'avocat Denis Lavoie, confirme le dépôt de la preuve devant le tribunal.

Selon lui, des personnes auraient été témoins des actes reprochés au député Mamelonet. Une enquête a alors été ouverte.

Georges Mamelonet doit comparaître au palais de justice de Percé début d'avril.

S'il est reconnu coupable, il est passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 100 000 $.

De son côté, le Parti québécois demande au député de s'expliquer sur les accusations qui sont portées contre lui et réclame qu'il quitte ses fonctions d'adjoint parlementaire aux pêcheries. « Le temps que cette histoire soit éclaircie et réglée, il serait inconcevable que Jean Charest permette au député de Gaspé de conserver ses privilèges d'adjoint parlementaire au ministre responsable des Pêcheries. C'est une question d'éthique élémentaire », a conclu le critique de l'opposition et député de Matane, Pascal Bérubé.

Réaction de M. Mamelonet

Georges Mamelonet n'a pas l'intention de plaider coupable. Il compare plutôt cette accusation à une infraction au Code de la route.

Il affirme qu'il détenait un permis exploratoire depuis les années 80 pour pêcher une petite quantité, entre 40 à 50 livres d'oursins.

Cette pêche était destinée à son restaurant de Percé. Mais, poursuit-il, les règles du jeu ont changé dans les années 2000.

M. Mamelonet confirme qu'il a poursuivi sa pêche malgré ce changement. L'été dernier, il a prévenu Pêches et Océans qu'il continuerait cette pratique. Des agents l'ont donc intercepté au mois d'août.

Georges Mamelonet a l'intention de défendre son point de vue au tribunal. Il qualifie le tout de bogue administratif.

D'après un reportage de Nicole Blackburn

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