Les jeunes des grands centres sont de plus en plus attirés par le Bas-Saint-Laurent. C'est le constat qui se dégage d'une opération séduction organisée par la Commission jeunesse du Bas-Saint-Laurent il y a quelques jours.
Une soixantaine de jeunes ont pris contact avec la délégation bas-laurentienne qui s'était rendue à Québec pour recruter de jeunes travailleurs.
Le responsable de Place aux jeunes (PAJ), Martin Poirier confirme que l'intérêt pour le Bas-Saint-Laurent est plus grand que jamais. La Côte-Nord et ses promesses d'emplois liés au Plan Nord, exercent cependant un attrait certain, note-t-il, surtout auprès des travailleurs spécialisés.
Par exemple, la moitié des soudeurs rencontrés par la délégation envisageait leur avenir professionnel sur la rive nord plutôt qu'au sud du fleuve.
La qualité de vie du Bas-Saint-Laurent
Mais, le Bas-Saint-Laurent peut compter plutôt sur sa qualité de vie pour séduire des jeunes qui n'ont jamais connu autre chose que le bruit et le chaos des grandes villes. Selon Martin Poirier, 50 % des jeunes qui font appel à Place aux jeunes n'ont jamais quitté un milieu urbain. C'est un phénomène nouveau. Avant, dit-il, on voyait surtout des jeunes qui quittaient la ville pour étudier à l'extérieur et qui revenaient dans une région qui ressemblait un peu à ce qui trouvait dans leur propre région.
La coordonnatrice à la production chez Tortuga Films, Karine Richard, est un peu l'exemple type de cette nouvelle tendance. Recrutée à Québec par PAJ, elle s'est installée à Rimouski il y a six mois. Elle a été attirée et séduite, avoue-t-elle, « par l'accès à la propriété, plus facile et aussi la raquette, le ski de fond à deux minutes de la maison. »
Une offre alléchante
Des Karine Richard, la délégation bas-laurentienne espère en avoir recruté potentiellement une soixantaine lors de sa tournée éclair à Québec. En tout cas, ils se sont montrés suffisamment intéressés pour rester en contact avec un agent de migration de PAJ. Reste à préparer leur venue éventuelle dans la région.
Le Bas-Saint-Laurent a beaucoup à offrir à ces jeunes, explique Martin Poirier. Selon Emploi Québec, plus de 20 000 emplois seront disponibles d'ici 2015.
Pour PAJ, l'offre bas-laurentienne est assez irrésistible puisqu'elle combine à la fois d'excellentes perspectives professionnelles et une qualité de vie très enviable.
D'après un reportage de Guillaume Dumont