Est du Québec : le mouvement de grève se poursuit dans les garderies

Les Centre de la petite enfance affiliés à la CSN sont en grève pour une deuxième journée consécutive.

Le mouvement de grève dans les centres de la petite enfance (CPE), syndiqués à la CSN, s'est amorcé jeudi matin. Six CPE du Bas-Saint-Laurent, dont quatre à Rivière-du-Loup, ont été paralysés par le débrayage de 132 éducatrices. Les CPE de Sept-Îles et le Mur-Mûr de Fermont étaient également en grève.

CPE grève

En Gaspésie, tous les centres ont fonctionné normalement jeudi, mais, vendredi, quatre CPE se sont joints au mouvement national qui englobe les 360 CPE qui ont choisi ce moyen de pression pour faire connaître leur mécontentement.

D'autres centres, comme Matane et Causapscal ont choisi de ne pas s'associer au mouvement de grève. Lale débrayage a été évité à Baie-Comeau puisque le CPE est parvenu à une entente régionale.

Deux journées de grève

Jeudi, la grève a été déclenchée pour protester contre la lenteur des négociations à l'échelle régionale.

À Sept-Îles, par exemple, les négociations sont dans l'impasse. Un total de 15 séances ont été tenues jusqu'à présent, mais aucune entente n'est intervenue. Selon la présidente des travailleuses en CPE de Sept-Îles, Stéphanie Tanguay, les employeurs ont des demandes excessives. Ils veulent rallonger la période de probation et procéder à des affectations à la journée. Ces deux éléments rendent encore plus difficile la conclusion d'une entente pour renouveler un contrat de travail échu depuis deux ans.

Les éducatrices de la Côte-Nord réclament au moins trois concessions « incontournables » de leur employeur, selon le conseiller syndical à la CSN André Legault. Les syndiqués veulent avoir accès au bilan financier des CPE lorsque nécessaire, ils souhaitent aussi négocier du temps de préparation pédagogique. Le troisième point, précise M Legault, a trait à une meilleure gestion des heures supplémentaires. Les syndiqués réclament aussi plus globalement une harmonisation de leurs conditions de travail d'un CPE à l'autre.

La question des salaires est, quant à elle, au coeur des négociations nationales. Les éducatrices réclament une hausse de plus de 11 % en trois ans, soit une augmentation annuelle de 3,75 %.

Plusieurs centaines d'éducatrices ont convergé vendredi, de partout au Québec, pour participer à une grande manifestation nationale à Montréal.

Réactions des parents

Des parents rencontrés à Sept-Îles jeudi disaient faire contre mauvaise fortune bon coeur. Ils affirmaient comprendre les revendications des éducatrices.

Évidemment, la grève cause des mots de tête à tout le monde et chacun trouve sa propre solution de rechange. Certains ont sacrifié deux jours de vacances pour prendre soin de leur poupon. D'autres se sont organisés « entre mères », et se répartissant la tâche de jeudi et vendredi. D'autres enfin ont lancé un S.O.S. aux grands-parents pour s'assurer « que leur enfant soit en sécurité ».

Les éducatrices affiliées à la CSN ont aussi votées cinq journées de grève flottantes. La ministre de la Famille et des Aînés, Yolande James, a refusé de commenter les négociations en cours.

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