Plan Nord : 2,5 milliards pour relier Schefferville à Kuujjuaq

Relier Schefferville à Kuujjuaq avec 580 km de voie ferrée coûterait 2,5 milliards de dollars selon une étude de préfaisabilité réalisée par les firmes Génivar et SNC-Lavalin.

Kuujjuaq, au Nunavik

Relier par la route, la ville du Nunavik au réservoir Caniapiscau, un trajet de 423 km, nécessiterait des investissements plus modestes de 645 millions de dollars.

Transports Québec étudie actuellement ces deux scénarios pour désenclaver Kuujjuaq. Les fonctionnaires en ont fait la présentation lors d'une d'information tenue à Kuujjuaq au cours des derniers jours.

Pour la voie ferrée

Le lien ferroviaire est celui que privilégie les communautés inuites et naskapies. Le directeur du bureau de la coordination du Nord du Québec, Denis Blais, confirme que la voie ferrée plaît davantage aux populations locales parce que ce moyen de transport limite au maximum l'accès au territoire.

Avec un lien routier, estiment les communautés autochtones, le contrôle serait beaucoup plus compliqué. Pour d'autres, toute forme d'ouverture du territoire est inacceptable et le statu quo doit être maintenu.

Plus économique par la route

Par contre, pour le ministère, une route serait beaucoup plus facile et plus économique à entretenir. Selon les chiffres révélés par Transports Québec, un lien ferroviaire impliquerait des dépenses annuelles d'entretien de 17,7 millions de dollars. En comparaison, une route totaliserait un budget annuel d'entretien de 4,3 millions de dollars. Corriger les conséquences du pergélisol coûte cher, selon Denis Blais.

Au cours de l'été prochain, Transports Québec compte préciser les tracés à l'étude et procéder aux relevés aériens pour les deux scénarios.

Québec a prévu consacrer 57 millions, dont la majeure partie entre 2013 et 2015, aux travaux qui aideront à choisir entre un lien routier ou ferriviaire. Des études géomorphologiques sont aussi au programme.

D'après un reportage d'Évelyne Côté

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