Hydro-Québec, Montréal (archives)
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Luc Lavigne
Le poste de directeur régional est aboli à Hydro-Québec Matapédia qui gère le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les Îles.
En juin, la société d'État a modifié le mandat du directeur régional Matapédia, Francis Roy. Il est depuis directeur du réseau de distribution et n'est plus responsable des liens avec la communauté. Les employés responsables des relations avec les collectivités relèvent maintenant du bureau de Québec.
Francis Roy soutient que son rôle demeure sensiblement le même, mais il lui est impossible d'accorder une entrevue à Radio-Canada.
La haute direction de la société d'État refuse de commenter et il a été impossible d'obtenir une entrevue avec le ministre responsable d'Hydro-Québec, Clément Gignac.
Néanmoins, un porte-parole de l'entreprise, Réjean Savard, soutient que ce changement organisationnel émane d'une volonté du gouvernement et de la Régie de l'énergie d'optimiser le fonctionnement interne au bénéfice de la clientèle.
Le conseiller du Syndicat canadien de la fonction publique-FTQ, Yanick Proulx, relève que les gestionnaires locaux ont de moins en moins de pouvoirs décisionnels. Il rappelle que souvent, les postes de cadres sont transférés à l'extérieur, comme ce fut le cas dans le secteur de la gestion des réseaux non reliés à Gaspé.
Pour M. Proulx, les régions se vident en douce : « On a tracé une belle autoroute où il y a un seul sens. Ça part d'ici et ça s'en va. C'est très dramatique pour nous. »
Hydro-Québec utilise cette nouvelle structure dans cinq des 17 régions administratives de la province, soit Richelieu, Laurentides, Montmorency et Montréal.
Occupation du territoire
Les décisions d'Hydro-Québec semblent s'inscrire à contre-courant de la stratégie pour assurer l'occupation et la vitalité des territoires proposée par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT).
Ce document invite pourtant les différents ministères et organismes du gouvernement à évaluer les responsabilités qui pourront être décentralisées.
La stratégie d'occupation du territoire est d'ailleurs présentement à l'étude en commission parlementaire.
D'après un reportage de Réjean Desmeules