Incendie à Rivière-du-Loup : une coroner invite les unions municipales à la réflexion

La coroner Renée Roussel invite le monde municipal à s'interroger sur sa réglementation en matière de protection incendie.

La mort de Pierre-Luc Desjardins, de Rivière-du-Loup, soulève selon elle plusieurs questions quant au degré d'efficacité des interventions de secours et de la réglementation en vigueur en matière de prévention des incendies.

Poste-police-Riviere-du-Loup Poste de police de Rivière-du-Loup

Le jeune homme de 20 ans est mort asphyxié lors d'un incendie survenu en juillet 2009 dans une maison de chambres de la rue Frontenac à Rivière-du-Loup.

La coroner adresse ses recommandations aux deux unions municipales québécoises, soit l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

Dans son rapport, Renée Roussel constate que l'intervention des services de sécurité incendie a donné lieu à des actions non coordonnées et dans certains cas, inappropriées. Elle souligne tout particulièrement l'absence d'une véritable chaîne de commandement tout au long des opérations de secours.

Bâtiment non conforme

La coroner Roussel souligne également à gros trait l'absence de détecteur de fumée et l'inexistence d'une deuxième issue au sous-sol de la résidence incendiée. Selon elle, il s'agit là de deux manquements aux normes habituelles de protection contre les incendies.

Tout en précisant qu'elle ne peut affirmer que ces facteurs aient joué un rôle dans la mort de Pierre-Luc Desjardins, la coroner demande aux deux unions municipales de mener une réflexion sur la prévention des incendies, afin d'aider les municipalités à avoir une réglementation appropriée et applicable.

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