Le suspense entourant l'avenir politique de Danielle Doyer et de Pascal Bérubé, les actuels députés de Matapédia et Matane devrait prendre fin bientôt. Entre-temps, les deux parlementaires péquistes demeurent unis par la cause souverainiste.
Danielle Doyer représente la circonscription de la Matapédia depuis 1994. Elle a annoncé vendredi qu'elle fera connaître sa décision au conseil exécutif de son association le 10 février prochain. Elle doit décider si elle mettra fin à plus de 17 ans de vie parlementaire pour laisser la place à son collègue Pascal Bérubé, qui se retrouvera orphelin avec la disparition de sa circonscription de Matane lors du prochain scrutin général.
Danielle Doyer est demeurée cependant très évasive quant à la date exacte où elle prévoit rendre publique cette décision. Elle s'est contentée de préciser que le secret, encore bien gardé, sera dévoilé « d'ici un mois ».
Nombreuses insatisfactions
Les députés péquistes de Matane, Pascal Bérubé, de Rimouski, Irvin Pelletier et de Matapédia, Danielle Doyer, ont rencontré vendredi les dirigeants des commissions scolaires et des leaders syndicaux. Leur collègue André Simard était retenu dans sa circonscription de Kamouraska-Rivière-du-Loup.
Au sortir de ce caucus régional, les députés bas-laurentiens ont plaidé pour le maintien des commissions scolaires. Ils ont aussi dénoncé l'impact désastreux des suppressions d'emploi chez Hydro-Québec et l'insuffisance des places subventionnées en garderie accordées à la région.
Une rencontre non partisane
Le caucus a également établi le programme de la première rencontre qui doit se tenir samedi avec l'ensemble de la députation du Bas-Saint-Laurent.
Guy Caron, président du caucus des députés du Nouveau Parti démocratique Guy Caron, président du caucus des députés du Nouveau Parti démocratique Guy Caron, président du caucus des députés du Nouveau Parti démocratique
Sous l'instigation du député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron, cette rencontre « arc-en-ciel », veut faire fi des appartenances partisanes ou des juridictions, en invitant à une même table tous les parlementaires qui représentent la région, que ce soit à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des Communes.
Le député de Rivière-du-Loup, le libéral Jean D'Amours, le seul représentant d'un parti au pouvoir, sera absent.
L'assurance-emploi sera en tête de liste des sujets abordés par le groupe de travail. Pour sa part, les députés péquistes souhaitent rapatrier le programme au Québec, afin de mieux répondre aux besoins des travailleurs. Dans le régime fédéral actuel, disent-ils plusieurs travailleurs paient des cotisations sans être assurés.
D'autres dossiers d'intérêt commun seront abordés, tels l'aide à l'industrie forestière et à l'agriculture ainsi que le développement des aéroports et des routes.
D'après un reportage de Jean-François Roy