La course pour obtenir le siège social de la Société du Plan Nord s'accélère. Le maire de Sept-Îles, Serge Lévesque, confirme que le ministre Clément Gignac l'a informé que la décision pourrait être prise dès la semaine prochaine.
Projets miniers dans le Grand Nord québécois
Le maire Serge Lévesque s'est présenté à Québec jeudi en compagnie d'une délégation d'une vingtaine de personnes, composée d'élus de la région, de représentants des communautés autochtones et de plusieurs organisations et institutions locales. Il voulait plaider la cause de sa ville et prouver au ministre Gignac que Sept-Îles n'a pas l'intention de se faire damer le pion.
Pour Serge Lévesque, les enjeux sont trop importants. L'argumentaire de la délégation est d'ailleurs simple et ciblé. Pour le maire, Sept-Îles est à la fois la porte d'entrée et la voie de sortie du Plan Nord. Il est donc logique, selon lui, que la Société du Plan Nord en fasse sa base de lancement. Il ajoute que la Société aura un pouvoir décisionnel et qu'il est primordial que son action passe par sa ville d'autant plus que la nouvelle société d'État gérera un budget de 52 millions de dollars sur cinq ans.
Des appuis
Sept-Îles peut déjà compter sur plusieurs appuis solides qui faisaient d'ailleurs partie de la délégation. C'est le cas de Fermont et aussi de la municipalité de Havre-Saint-Pierre. Le maire, Berchmans Boudreau, croit en effet qu'installée à Sept-Îles, la Société sera plus à même de comprendre les problématiques de la Minganie.« Plus les gens vont être près de nous, plus l'accès va être facile », estime le maire Berchmans.
Les communautés innues de Uashat-Maliotenam et de Natashquan souhaitent également voir le siège social s'établir à Sept-Îles. Le chef de Natashquan, François Bellefleur, dit avoir toujours plaidé pour que le Plan Nord génère le maximum de retombées locales . « Je pense qu'on a droit à une qualité de vie et à des infrastructures aussi », explique-t-il.
La partie ne sera pas nécessairement facile pour Sept-Îles. Les prétentions sont tout aussi sérieuses à Port-Cartier et à Baie-Comeau. Chibougamau souhaite également devenir la plaque tournante du Plan Nord.
D'après un reportage de Caroline Cyr